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Monuments à faire autour de Évreux (27) Tout afficher

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Château de Villers-en-Arthies
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Château de Villers-en-Arthies

Ce château de famille, dans son écrin boisé, date principalement du XVIIème siècle.
Château du Blanc Buisson
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Château du Blanc Buisson

« Le Château du Blanc Buisson : un secret bien gardé » Château médiéval de plus de 700 ans, c'est une pépite qu'il n'est pas facile de découvrir, car son secret est bien gardé entre ses douves et ses ponts levis. Longtemps méconnue, ancienne maison forte cachée au milieu de la nature, le Blanc Buisson est un lieu insolite et authentique. Ce château familial est une demeure féodale dont les origines remontent à la fin du XIIIe siècle. Construit en 1290, sous le règne de Philippe le Bel, il a pour vocation d’assurer la protection des habitants et voisins contre les brigands et écorcheurs qui rodent dans les environs. Au cours des sept siècles suivants, il n’a appartenu qu’à cinq familles et ne fut vendu qu’une seule fois. Cette maison a conservé l’essentiel de ses constructions d’origine, restant à la fois un remarquable témoignage d’une architecture de défense et résidence et l’un des plus anciens monuments du Pays d’Ouche. En 1856, le Blanc-Buisson s’entoure d’un parc paysagé « à l’anglaise » pour son dessin et ses essences rares, devenu en 2021 un espace protégé de biodiversité. Visite guidée pour les groupes toute l'année. Visite individuelle guidée du 15 juin au 30 aout, samedi, dimanche et jours fériés (sous réserve d'évènements privatisés confirmer la visite au 06 86 48 47 53) Cour intérieure, donjon, salle d'armes, cuisine, cachot, parc classé de 12 hectares
Abbaye de Mortemer
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Abbaye de Mortemer

Découvrez l’Abbaye de Mortemer... Visite du Palais Abbatial avec ses pièces richement meublées d'époque (salle des arcades, salle de l’antiphonaire, Chapelle, Salle à manger, cuisine). Visite du magnifique cloitre, du pigeonnier, du moulin, des ruines romantiques de l'église et le parc avec ses 7 hectares d'étangs (oies, canards, cygnes, moutons, âne ). Découvrez également le chemin des ducs de Normandie : une quinzaine de statues sculptées en bois représentant les ducs de Normandie de Rolf à Guillaume le conquérant. Vous pourrez également vous installer le temps d’un café ou d’un petit goûter sur place puisque qu’un coin snack/boissons est à votre disposition.
Manoir de Villers
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Manoir de Villers

Villers était en 1581 une petite seigneurie avec dépendances. Agrandi au cours des siècles (XVIe-XIXe), il est devenu le grand manoir actuel. Les propriétaires commentent la demeure meublée et habitée, les arts décoratifs à travers les siècles en s'appuyant sur le patrimoine familial. Expositions temporaires à thème. Parc créé au XVIIIe puis agrandi et réaménagé au cours du XIX et XXe siècles.
Château de Thubeuf
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Château de Thubeuf

Magnifique bâtisse en briques et pierres de grès, couverte en ardoises avec un toit très élevé. Etang du Miroir dans lequel le château, élégant et pur spécimen de style Louis XIII se reflète. Visite libre des extérieurs et du jardin : façades et toitures, pavillons de la cour d'honneur et de l'entrée, orangerie, grange et écuries, douves.
Broglie
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Broglie

Dans la verdoyante vallée normande de la Charentonne, flânez à Broglie, charmante petite cité typiquement normande. L'église St-Martin, harmonieux mélange de roman et de gothique et à l'étonnante façade en grison, le jardin aquatique du moulin de Fresnay, le charme pittoresque des maisons anciennes que l'on découvre au fil des rues de la cité, la Voie Verte de la Charentonne pour les amateurs de balades... : Broglie se révèle un joli petit brin de ville. Elle est aussi la ville natale du scientifique Augustin Fresnel et de François-Léonor Mérimée, père de Prosper Mérimée. Le nom "Broglie" possède deux prononciations différentes, selon qu’il s’agisse de la famille ducale, ou bien de l’actuelle commune qui fut autrefois le duché de cette famille.
Domaine de Chennebrun
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Domaine de Chennebrun

Au sud de l'Eure en Normandie, découvrez ce site historique, ancienne place forte d'intérêt stratégique. L'actuelle demeure en brique et pierre date des 17e et 18e siècles. Elle a été construite sur les vestiges de l'ancienne forteresse par la famille de Laval-Montmorency. Chennebrun était l'un des châteaux qui assuraient la défense de la Normandie contre la France, sur la frontière qui délimitait alors le duché de Normandie et le royaume de France. De l'époque du château fort subsistent encore les murs d'enceinte et les tours de guet.
Château médiéval de Montfort
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Château médiéval de Montfort

Au cœur de la vallée de la Risle, situé sur un éperon dominant le centre ville, le Château Médiéval de Montfort-sur-Risle XIe - XIIe siècles vous livrera tous les secrets de la Normandie Ducale alors qu’Hugues de Montfort, connétable de Normandie, accompagnait Guillaume le Conquérant dans sa conquête de l’Angleterre en 1066. La position stratégique de la forteresse, inscrite à l’Inventaire des Monuments Historiques, offre une vue panoramique d’exception sur la vallée. Situé à proximité de la forêt domaniale de Montfort l’ensemble s’étend sur 4,6 hectares et fait l’objet d’un programme de conservation et de mise en valeur.
Église Saint-Aubin de Doudeauville-en-Vexin
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Église Saint-Aubin de Doudeauville-en-Vexin

L'étonnante Église Saint-Aubin recèle de bien des trésors à admirer : sa voûte lambrissée, restaurée, est entièrement peinte ainsi que des petits personnages et panneaux sculptés de style grotesque, très à la mode au XVIème siècle. Remplaçant un premier édifice du XIIème siècle, l'église s'inscrit dans la tradition Renaissance du Vexin Normand avec son plan en croix latine, ses murs alternant pierres blanches, silex taillés et grès de pays ainsi que son porche. Visites commentées et documentées sur réservation.
Église Saint-Maclou
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Église Saint-Maclou

Joyaux de l’architecture gothique flamboyante dont la façade, véritable dentelle de pierre, donne une véritable impression de grâce et de légèreté. Fortement endommagée pendant les bombardements de la Seconde Guerre mondiale, l’église a conservé intact son porche à cinq pans avec son tympan et ses vantaux en bois sculpté, chef-d’œuvre de la Renaissance. L’intérieur est dépouillé depuis la guerre, mais la tribune d’orgue de 1521 et son élégant escalier à vis valent le détour.
Aître Saint-Maclou
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Aître Saint-Maclou

Sûrement, l’endroit le plus insolite de Rouen, l’Aître Saint-Maclou est un ancien cimetière de pestiférés de l'époque médiévale. La cour arborée a été entourée de galeries ossuaires durant le XVIe siècle pour répondre au manque de place pour les inhumations. L’ensemble est orné d’une danse macabre sculptée et les poutres des colombages sont décorées d’ossements, de cercueils et outils du fossoyeur. Les visites guidées et l’audioguide permettent de comprendre ce cimetière à galeries, l’un des derniers d’Europe, et de révéler les différents mystères du monument comme celui du chat momifié…
Cathédrale Notre-Dame de Rouen
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Cathédrale Notre-Dame de Rouen

Elle est l’une des cathédrales gothiques les plus connues au monde grâce à la série de tableaux que Claude Monet lui a consacrée. Tout en majesté et en élégance, la façade de la cathédrale est le fruit de plusieurs campagnes de construction s’étalant sur plusieurs siècles. L’intérieur de l’édifice est plus dépouillé, mais tout aussi impressionnant avec sa tour-lanterne dont les voûtes culminent à 51 m de hauteur. Prenez le temps de découvrir les trésors de l’édifice qui abrite, entre autres, les sépultures de quelques ducs de Normandie comme Rollon et Richard Cœur de Lion.
Eglise Saint-Martin
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Eglise Saint-Martin

L'édifice forme un ensemble original, et harmonieux, dû à cinq époques. Son originalité réside dans la stratification architecturale qu'elle renferme: du XIè au XXè siècle, chaque période a laissé une trace. L'église fut fondée au XIè siècle. De cette époque, date la tour de l'Horloge et l'Abside. En 1426, la chapelle du Rosaire fut construite puis transformée et agrandie de 1494 à 1499 dans le style gothique flamboyant pour former le côté nord, en même temps que l'on construisait la grosse tour et une cloche de + de 500 ans (l'une des plus anciennes de Normandie). De 1546 à 1563, l'église s'agrandit au sud sous la forme d'une nef latérale. En 1567, lors des guerres de Religion, l'église fut saccagée puis réaménagée en 1583. Un superbe et imposant retable fut installé en 1655. Pendant la Révolution, elle devint Temple de la Raison et de l'Etre Suprême, lieu de réunion et entrepôt. Vers 1890, l'abbé GONTIER fit modifier les volumes de l'église en faisant construire une voûte en briques creuses sur la nef et le chœur et installa dans l'église un mobilier néo-gothique (autels latéraux, table de communion, lustre…). En 1935, l'abbé GIRARD entrepris d'importants travaux de restauration du mobilier: suppression des éléments néo-gothiques, aménagement de l'orgue, création de vitraux, magnifique baptistère et mobilier. Dès 1947, suite au bombardement, il a fallu remédier à la disparition de six verrières anciennes et deux verrières du XXè siècle. Le mobilier et les statues intérieures de l’église sont remaniés, où des œuvres contemporaines fraternisent heureusement avec les anciennes. A l’extérieur, sur la façade place St Martin, neuf statues de sculpteurs connus, dont Paul Belmondo, sont intégrées dans leurs niches style Renaissance. Tous les apports d’après-guerre constituent un des premiers exemples d’intégration de l’art contemporain dans un monument historique. Ceci a permis le classement de l’église (arrêté de Nov. 1990). Grand Orgue en cours de restauration, restitution prévue fin 2026.
Eglise Saint Martin Saint Josse
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Eglise Saint Martin Saint Josse

Au fond d'un vallon parcouru par le Cudron, affluent de l'Epte dont les crues ont fait subir bien des vicissitudes à l'église, Saint-Martin-Saint-Josse se signale par la haute flèche en charpente et ardoise de son clocher. D'abord dédiée à saint Martin, elle prit le vocable de saint Josse après que des reliques de ce saint breton y furent apportées vers 1050. Foulque de Chaudry, seigneur de Parnes, donnera l'église vers 1067 à l'abbaye de Saint-Evroul, en Normandie, qui y établira un prieuré-cure. Quelques bâtiments du prieuré subsistent au nord. Une chronique du temps fait remonter la construction de l'église à partir de 1089. Celle-ci, qui constitue l'ossature des parties orientales actuelles, subira de nombreuses modifications par la suite ainsi qu'une restauration indigne qui, dans les années 1860 et 70, lui fera perdre beaucoup de son authenticité, tout particulièrement dans le transept et le chœur. De l'édifice entrepris à la fin du 11 ème siècle (il n'était pas achevé en 1123) restent le transept et le chœur. Totalement reprises par la suite, ces parties romanes restent bien identifiables au clocher, massive tour ajourée de deux baies avec colonnettes sur chaque face, et à l'abside. Celle-ci présente la particularité d'être polygonale à l'extérieur et en hémicycle à l'intérieur. Dégagée lors des restaurations du 19 ème siècle, la base est décorée d'arcatures aveugles. Peu après sa construction, le cul-de-four a été renforcé par deux ogives, un dispositif qui se retrouve en Normandie et en Soissonnais. A l'extérieur, les colonnettes garnissant les piédroits des fenêtres – comme à l'intérieur – témoignent du soin apporté à la construction romane. Avec le voûtement du transept au début du 13 ème siècle commence une longue série de travaux qui se poursuit vers le milieu du même siècle par la construction d'une chapelle de deux travées au sud du chœur. Une intéressante corniche à arcatures et modillons sculptés orne son mur méridional. A la fin du 13 ème siècle, c'est le côté nord du chœur qui est, à son tour, pourvu d'une chapelle. Sa seconde travée est ajourée par deux grandes fenêtres au magnifique réseau rayonnant malheureusement restauré d'une manière trop sèche. Outre de nombreuses reprises et réparations (travée du clocher, première travée du chœur, fenêtres du transept et de la chapelle sud…) le 16 ème siècle verra la reconstruction totale de la nef romane, sur laquelle rien n'est connu. Commencés par le bas-côté nord, les travaux se poursuivent par la nef, doublée au sud d'un bas-côté aussi haut et large qu'elle, disposition que l'on retrouve à Montjavoult. Les voûtes sont reçues par trois piles particulièrement élancées. Les fenêtres ont toutes un réseau flamboyant et c'est de ce style que se réclame le portail, ouvert à l'extrémité du bas-côté sud. Avec ses profondes voussures richement décorées que couronne un gâble, il s'apparente à celui de Chaumont-en-Vexin, rapprochement que renforce le traitement dans le style Renaissance du tympan. Parmi le mobilier, on notera des fonts baptismaux du 16 ème siècle couronnés par un édicule de 1699 et une Vierge à l'Enfant, en pierre, du 14 ème siècle.
Eglise Saint-Nicolas
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Eglise Saint-Nicolas

St-Nicolas est une église catholique qui fut construite au XIIe siècle mais qui a subi plusieurs modifications aux XIIIe et XVIe siècles. Elle est classée Monuments Historiques depuis 1931, elle possède une statue de la Vierge en polychrome du XVe siècle.
Église Sainte-Jeanne d'Arc
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Église Sainte-Jeanne d'Arc

Élevée sur le lieu même du martyre, cette église moderne a une double vocation : c'est à la fois une église pour honorer sainte Jeanne d'Arc et un mémorial civil pour commémorer l'héroïne célébrée par la France le deuxième dimanche du mois de mai. La forme des toitures de l'église et des petites halles évoque les flammes du bûcher. A l'intérieur vous pourrez admirer les remarquables vitraux de l'ancienne église Saint-Vincent datant de la Renaissance.
Église Saint-Nicaise
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Église Saint-Nicaise

Majoritairement détruite par un incendie en 1934, il ne reste de l’église gothique d’origine que l’abside et le chœur. Quelques mois après le sinistre, ce sont deux architectes de génie qui prennent le parti de reconstruire l’église dans un style contemporain. Il s’agit d’Émile Gaillard et de Pierre Chirol. Ils greffent sur les vestiges du XVIe siècle, une nef en béton armé et un clocher de dimensions monumentales. Les lignes et les ornements sont des éléments architecturaux qui font de cet édifice religieux, un lieu incontournable dans un parcours Art Déco à Rouen. L’église, aujourd’hui désacralisée, reste dans l’attente d’une restauration massive. Mais sa façade et la flèche ajourée du clocher, très richement ornées et rehaussées de statues, elles-mêmes en béton armé, valent le détour. L’été, un bar éphémère apparait dans le jardin qui longe l’édifice et la nef. Ils permettent de profiter d’une bière ou d’un jus de fruit artisanaux, tout en profitant des lignes épurées du bâtiment et des vitraux Art Déco qui s’illuminent la nuit.
Manoir Agnès Sorel
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Manoir Agnès Sorel

Le Manoir de la Vigne dit Manoir d’Agnès Sorel, est un complexe datant du XIIIe siècle s’organisant autour d’une cour rectangulaire fermée à l’ouest par une porterie médiévale fortement endommagée. Le corps de logis est une construction en pierre calcaire avec des portes ogivales, sur laquelle s’est appuyée une petite chapelle du XIVe siècle. Aujourd’hui propriété privée, il est possible de visiter librement ou avec un guide le manoir en haute saison et sur rendez vous pour les groupes de Pâques à Toussaint. L’intérieur de la grande salle conserve des peintures murales de l’époque médiévale représentant une frise d’écus armoriés. Son histoire est intimement liée à celle de l’abbaye de Jumièges toute proche. C’est d’ailleurs en tant qu’invitée de l’abbaye qu’Agnès Sorel a résidé dans le manoir en 1450. La favorite du roi Charles VII y est décédée en couches au mois de février.
Eglise Saint-Béat
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Eglise Saint-Béat

Saint-Béat est une église catholique de style roman datant du XI et XIIe siècles. Le clocher et la porte ont été classés en 1909 ainsi que l'église en 1988.
Château de Boury
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Château de Boury

Situé dans le village de Boury-en-Vexin, connu pour avoir été occupé par Richard Coeur de Lion à la fin du XIIème siècle, le château de Boury est meublé du XVIIème siècle et a été édifié sur les plans de Mansart (Monument Historique privé). Il est un exemple parfait de l'architecture classique à l'apogée du XVIIème siècle. Le visiteur plonge dans ce siècle en découvrant la cuisine d'époque et le jardin à la française. Il existe une visite guidée des salons, de la chapelle et de la cuisine, lieux habités et meublés. Une visite guidée du château (45 min) est proposée à 15h, 16h et 17h pour plonger dans l'histoire du lieu et découvrir les us et coutumes du Grand Siècle (un livret d'activités est mis à disposition des enfants pour suivre la visite en s'amusant). Suite à votre visite vous pourrez profiter du grand parc et de son aire de jeux pour petits et grands. Ouvert les dimanches et jours fériés de 14h30 à 18h pendant la saison d'ouverture. Consultez le site internet pour les dates précises d'ouverture et de fermeture : https://www.chateaudeboury.fr/le-chateau
Eglise Saint Germain
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Eglise Saint Germain

Sous l'apparente homogénéité extérieure d'un édifice de la fin du gothique, Saint-Germain est en réalité une construction fort complexe qui ne se laisse décrypter qu'après une longue et minutieuse analyse. Son plan comprend une nef de trois travées flanquée de bas-côtés inégaux, un transept sur la croisée duquel s'élève le clocher et un chœur de deux travées encadré par deux chapelles de même longueur. Avec ses deux voûtes d'ogives retombant sur des faisceaux de colonnettes par l'intermédiaire de chapiteaux à simples crochets, le chœur est la partie la plus ancienne et remonte au début du 13 ème siècle. Peu après (vers 1240) furent construits les chapelles qui le flanquent, le transept et la nef, à l'origine sans bas-côtés et non voûtée. Seuls la croisée du transept, surmontée d'un médiocre clocher, et le croisillon sud ont conservé leurs voûtes d'ogives d'origine, dont les chapiteaux plus évolués attestent une date plus tardive que ceux du chœur. Le 16 ème siècle viendra complètement bouleverser, en plusieurs campagnes, ce bel ordonnancement. La chapelle sud du chœur est revoûtée et de nouvelles fenêtres de style flamboyant sont percées. La reconstruction de la nef est également entreprise mais seul le bas-côté sud est achevé. Les travaux reprennent au milieu du 16 ème siècle. Les voûtes du vaisseau central, prévues initialement à une plus grande hauteur, seront finalement limitées à celles du bas-côté sud. Quand au bas-côté nord, il ne sera pas reconstruit et recevra simplement de petites voûtes transversales butant sur le mur nord de l'ancienne nef, finalement conservé. La reconstruction presque totale de la chapelle et du croisillon nord, à la fin du 16 ème siècle et dans le style de la Renaissance, mettra un point final à une histoire décidément bien mouvementée. Dominique Vermand
Château de Thoiry
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Château de Thoiry

Zoo, château Renaissance, jardins botaniques... Le parc de Thoiry, à 35 minutes de Paris, rassemble des activités originales pour toute la famille.
Eglise Saint Gervais et Saint Protais
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Eglise Saint Gervais et Saint Protais

Accrochée au raide versant méridional du vallon parcouru par le ru d'Hérouval, affluent de l'Epte, Saint-Gervais-Saint-Protais reflète dans son histoire architecturale les vicissitudes d'une région soumise, jusqu'au 17 ème siècle, à d'incessants conflits. Aucun élément antérieur au 13 ème siècle n'a survécu et il faut y voir là les conséquences d'une situation géographique qui, à quelques kilomètres de la frontière anglo-normande de l'Epte, la mettait en première ligne lors des chevauchées destructrices qui, trop souvent, opposèrent les rois de France et d'Angleterre. Une nouvelle église fut donc reconstruite au début du 13 ème siècle, dont subsistent le clocher, le croisillon nord et le mur nord de la nef. Le clocher est intéressant pour l'étage de son beffroi, ajouré sur chaque côté de deux baies géminées avec double colonnette aux piédroits. Les modillons de la corniche méritent d'être détaillés. Le croisillon nord comporte des fenêtres en forme de simple lancette dont l'arc brisé est souligné d'une moulure biseautée et sa voûte d'ogives est reçue sur des chapiteaux décorés de crochets. A nouveau ruiné à la Guerre de Cent Ans, l'édifice sera largement reconstruit, en plusieurs campagnes, au 16 ème siècle. Complètement reprise, la nef est dotée d'un bas-côté aussi large et haut qu'elle. Les voûtes des trois travées pénètrent directement, selon l'usage de l'époque, dans les deux piles qui, vers le centre, les reçoivent. Au nord, le très étroit bas-côté est voûté de berceaux transversaux. Totalement inutile, il est sans doute le résultat de l'abandon d'un projet qui visait à doter la nef de trois vaisseaux d'égale importance. Une chapelle à l'ouest du croisillon nord, le croisillon sud, la base du clocher et le très court chœur font également partie de ces reconstructions, caractéristiques d'un style gothique tardif parfois teinté des apports de la Renaissance pour ce qui concerne le réseau des fenêtres. Le chœur conserve un retable en pierre assez monumental, daté de 1695. On y voit les statues des saints Gervais et Protais. Dominique Vermand
Le Château des Rêves - Château de la Ferté-Fresnel
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Le Château des Rêves - Château de la Ferté-Fresnel

Témoin d’une épopée historique et artistique, où tous les savoir-faire si chers à l’Empereur Napoléon III se sont donnés rendez-vous, le Château de la Ferté Fresnel fut autrefois la Demeure du Marquis Marie-Odet de Montault, dont la vivacité, l’inventivité et l’audace ont rencontré celles du génial architecte Maurice Storez. Tous les deux imaginent dès lors un lieu fabuleux, inédit, où l’imaginaire est roi : le Château des Rêves. Véritable vitrine de l’art de vivre à la française, le Château des Rêves est entouré d’un parc et d’une forêt, sur un domaine de 100 ha, savamment imaginé par les frères Duchêne, où les arbres aux essences multiples règnent depuis des siècles... Avec le temps, le Domaine du Château des Rêves est devenu un havre de paix pour tous les animaux sauvages qui ont, eux aussi, installé leurs familles. Découvrez l'histoire de notre château lors de visites théâtralisées, menée par l’intendant de la Seigneurie ! Selon les saisons, participez à nos événements thématiques (Halloween - Noël - Carnaval de Venise, Bal impérial - etc), nos visites-spectacles à l’occasion d’un Concert Piano ou d’un Ballet de Danse, nos visites dégustation autour de 4 vins, et bien d’autres animations... Toute l'année, le domaine offre de multiples possibilités comme la découverte du Parc à bord de notre petit train, le "Ferté Fresnel Express », une pause rafraichissante sur le lac de la Marquise à bord d’un pédalo-cygne, mais aussi un circuit en voiturette pour une découverte intime de notre Seigneurie, la promenade en calèche pour les plus romantiques , et enfin le partage d'un moment ludique autour de nos jeux en bois ou un instant détente ou lecture, en osmose avec la nature, confortablement installé sur l’une de nos balancelles... Pour vos réunions d’entreprise, de famille ou entre amis, nous organisons aussi des soirées Conférence œnologique avec dégustation des vins du Domaine familial « Le Clos Bellefond ». Informations et réservation sur notre site Internet Nombreuses animations toute la saison, détails des tarifs et prestations sur le site internet, sous réserve de modifications et selon évènements
Eglise Notre-Dame
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Eglise Notre-Dame

Notre-Dame forme avec les ruines du château du 12 ème siècle qui la domine et un lavoir du 19 ème siècle fort bien mis en valeur un ensemble intéressant. C'est un édifice composé d'une nef unique, d'un transept et d'un chœur de deux travées dont la première est flanquée de chapelles. Si le transept est bien identifiable à l'extérieur par ses murs pignons, il n'en est pas de même à l'intérieur où son volume se confond avec celui de la première travée du chœur et des chapelles pour former une sorte de transept double. Assis sur la croisée, le clocher est ajouré de baies en arc brisé sans décor mais couronné d'une corniche à modillons décorés de masques. Il doit remonter à la fin du 12 ème siècle, comme la nef, dépourvue toutefois de caractères marquants. Ce sont les parties les plus anciennes de l'édifice, qui fera l'objet de très importantes modifications au milieu du 16 ème siècle avec la reprise en sous-œuvre de la base du clocher, la construction des croisillons et celle des parties orientales. Tout cet ensemble est couvert de sept voûtes d'ogives à profil prismatique retombant sur des consoles souvent refaites. Quelques-unes ont cependant gardé leur décor sculpté ancien. Avec leur réseau secondaire en plein cintre, les fenêtres accusent déjà le style de la Renaissance. La nef est couverte par une belle charpente de la même époque, avec engoulants et blochets sculptés. L'église conserve une Vierge à l'Enfant en pierre, bon exemple de sculpture populaire du début du 14 ème siècle. Dominique Vermand
Eglise Saint Martin
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Eglise Saint Martin

Assise sur un petit tertre qui en dégage bien la silhouette allongée que domine une massive tour de la Renaissance, Saint-Martin, possession de l'abbaye de Saint-Denis jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, est un édifice très complexe, à l'analyse passionnante. Datant pour l'essentiel du 16 ème siècle, il a en réalité pour base une église romane dont subsiste essentiellement le bas-côté sud mais qui peut être reconstituée grâce à l'analyse des maçonneries et de vestiges encore visibles dans les combles. Cette église, que l'on peut faire remonter au 11 ème siècle, comportait une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept saillant avec clocher sur la croisée et un chœur de plan inconnu. Fait absolument exceptionnel pour la région, la nef et ses bas-côtés (seul celui du nord en témoigne aujourd'hui) étaient couverts de voûtes en berceau plein cintre, un type de couverture réservé habituellement aux chœurs et travées sous clocher. Dans les combles, le mur goutterôt nord a gardé son appareil en arêtes de poisson et des petites fenêtres à claveaux simulés. Au 13 ème siècle, un chœur à chevet plat de deux travées avec bas-côtés remplacera le chœur roman. Il servira de base, avec le transept roman, à la reconstruction presque totale de l'église, entreprise dans les premières années du 16 ème siècle suite aux destructions - nombreuses dans la région – intervenues durant la Guerre de Cent Ans. Couvertes de voûtes d'ogives à profil prismatique retombant par pénétration dans les piles, ces parties orientales sont surtout remarquables pour leurs fenêtres flamboyantes et l'on admirera tout particulièrement le magnifique chevet plat, percé en son centre d'une immense fenêtre au réseau caractéristique de cette dernière période de l'architecture gothique. Les travaux se poursuivront par la nef, dotée de nouvelles voûtes et flanquée au sud d'un très large bas-côté destiné à pallier l'étroitesse du vaisseau central, d'origine romane. Portées à la même hauteur afin d'ouvrir au maximum les volumes, les six voûtes retombent au centre sur deux piles à noyau circulaire et, vers le sud, sur des chapiteaux corinthiens qui appartiennent clairement à la Renaissance. C'est de ce style que se réclament l'exceptionnel portail et le clocher, bâtis en dernier dans les années 1550. Semblable à un arc de triomphe avec sa voûte à caissons fermement encadrée par deux colonnes cannelées et une large frise sculptée, le portail est, tant par sa composition que par le foisonnement de son décor, l'une des œuvres majeures de la Renaissance dans le Vexin avec ceux de Marines et de Gisors. Plus austère mais construite avec le même soin, la tour trouve son pendant dans celles de Chaumont-en-Vexin, Chars ou encore Notre-Dame de Pontoise. S'il n'est pas à la hauteur de l'intérêt architectural de l'église, le mobilier compte néanmoins quelques éléments intéressants au premier rang desquels il faut inscrire une exceptionnelle Vierge à l'Enfant en pierre, du 14 ème siècle. Dominique Vermand
Parc et Château d'Heudicourt
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Parc et Château d'Heudicourt

Pour rejoindre ce château normand en briques, vous empruntez une magnifique allée de platanes et de tilleuls de plus d'un kilomètre de long. Les jardins de ce parc à la française sont d'inspiration classique et restent fidèles au plan originel du XVIIIème siècle. Ils s'ordonnent autour d'un axe distribuant des parterres, des bosquets, des allées en étoile, un théâtre de verdure, un rond de carrosse et des perspectives ouvrant sur la campagne grâce à d'invisibles sauts-de-loup. Découvrez de nombreux salons et une bibliothèque qui évoquent la période de Louis XIV et de Napoléon.
Eglise Saint-Jacques et Saint-Christophe
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Eglise Saint-Jacques et Saint-Christophe

Dépendant autrefois de Montjavoult, Montagny ne sera érigée en paroisse indépendante qu'en 1788, par le cardinal de la Rochefoucault. Elle n'avait à l'origine pour seul patron que saint Christophe, le vocable saint Jacques lui ayant été adjoint pour garder le souvenir de la chapelle disparue du château. C'est un édifice homogène du 16 ème siècle, très simple mais soigneusement construit, composé d'une nef unique de cinq travées que termine une abside pentagonale. Les voûtes, qui toutes comportent une petite clef ornée, sont formées d'ogives à profil prismatique retombant par pénétration directe sur des pilastres en forte saillie. Les fenêtres sont, soit de simples ouvertures en plein cintre, soit à remplage mélangeant les formes en plein cintre et flamboyantes. Les soufflets de deux d'entre elles ont gardé des éléments de vitraux du 16 ème siècle dont la qualité fait regretter la disparition de l'essentiel des verrières. A l'extérieur, la partie la plus intéressante est sans conteste la façade, couronnée par un petit clocheton d'une extrême élégance et qui appartient pleinement au style de la Renaissance. Il n'est pas impossible qu'il ait été ajouté peu après l'achèvement de l'église. Le premier étage, carré, est simplement percé sur chaque face d'une petite baie en plein cintre décorée d'une coquille Saint-Jacques en partie supérieure. Le second étage est constitué d'un minuscule lanternon octogonal coiffé d'une pyramide circulaire. Les arêtes sont soulignées par des pilastres couronnés de chapiteaux ioniques. L'église conserve d'importants fragments d'un très beau retable en pierre du 16 ème siècle représentant la Passion du Christ. Dominique Vermand
Château de Senonches - Forêt d’Histoires
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Château de Senonches - Forêt d’Histoires

Avant poste défensif du domaine royal capétien, face au duché de Normandie, l'ensemble fortifié est érigé au XIIe siècle par Hugues II de Châteauneuf, seigneur du Thymerais. L'originalité de la construction réside dans son donjon-porte en silex et en pierre de grison, placé à l'entrée de l'ensemble castral pour contrôler les arrivants.
Eglise Saint-Etienne
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Eglise Saint-Etienne

Au cœur de la campagne normande, visitez une église aux remarquables boiseries. Entre Bernay et Pont-Audemer, l’Eglise de Saint Etienne l’Allier fait partie de ces petits trésors de la campagne normande. Edifiée au 11e siècle, elle renferme un remarquable gisant en pierre du 13e, découvert lors des travaux de restauration en 1990. Mais ce qui fait la réputation de cette église, c’est son mobilier et en particulier ses somptueuses boiseries classées de la fin du 17e, ainsi que ses sept vitraux du maître-verrier conchois, François Décorchemont, qui maîtrisait à merveille transparence et luminosité des couleurs. Les deux autels latéraux du jubé, en bois sculptés, sont surmontés de statues de saints particulièrement vénérés dans la région à l’époque des épidémies de peste : Saint Sébastien, Saint Roch, Saint Mathurin...
Château de Guiry-en-Vexin
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Château de Guiry-en-Vexin

Construit dans la seconde moitié du XVIIème siècle, l'actuel château de Guiry-en-Vexin est un édifice classique, élégant et symétrique, situé au cœur du village. Le domaine est dans la même famille depuis plus de dix siècles.
Église Saint-Valentin
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Église Saint-Valentin

Dans la Vallée de la Seine, la route des abbayes mène à des édifices qui appartiennent au patrimoine religieux de la Seine-Maritime comme l’Église Saint-Valentin de Jumièges, située au sommet d’une colline en pente douce. L’histoire de cette église est liée à celle de l’Abbaye de Jumièges. C’est une église paroissiale construite à la demande des moines de l’Abbaye qui ne veulent plus être troublés par les paroissiens…D’emblée cette église paroissiale est placée sous la protection de l’abbaye. Construite au XIe et XIIe siècles à proximité de l’Abbaye, elle est dédiée à Saint-Valentin. L’église témoigne de l’évolution de l’architecture et des styles. Du plan roman d’origine ne subsiste que la nef centrale flanquée de deux bas-côtés et deux piliers du transept avec une partie de la tour lanterne. Au XVIe siècle, le portail roman est remanié et le chœur est rebâti en style renaissance avec neuf travées. Toujours dans le chœur et dans la chapelle méridionale, un ensemble de verrières remarquables couvrent l’art du vitrail du XIVe au XVIe siècle. Les scènes sont inspirées de l’ancien et du nouveau testament. De nombreux vitraux proviennent de l’Abbaye et plus spécifiquement de l’église Saint-Pierre. A la même époque l’église est agrandie avec un déambulatoire de douze travées ouvert sur huit chapelles rayonnantes. Le mobilier et les décors proviennent de l’Abbaye. Parmi eux, une statue de Saint-Etienne en diacre du XVe et XVIe siècle et une autre en chêne polychrome représentant le thème de Ecce homo. De nombreuses autres statues polychromes ornent également l’édifice et notamment un emblématique Saint-Valentin, patron de l’église. Des ex-voto sont accrochés ou suspendus dans l’église, témoins de l’importance de l’activité fluviale de Jumièges, à l’époque où il y avait un Port. Plus confidentiels, mais dans le même esprit, sur les murs du chœur, à l’extérieur, ces ex-voto peuvent prendre la forme de graffitis. A la Révolution Française, contrairement à l’Abbaye, l’édifice échappe aux destructions et reste préservé comme église paroissiale. Pour toutes ces richesses, l’Église Saint-Valentin de Jumièges a été classée au titre des Monuments Historiques en 1918. Un autre classement interviendra sur les vitraux en 1978. Par sa promiscuité et son histoire, l’église paroissiale Saint-Valentin et l’Abbaye sont intimement liées. Du promontoire où se dresse l’église Saint-Valentin admirez la perspective sur l’abbatiale Notre Dame et ses deux grandes tours qui percent le ciel. Puis partez à la découverte de la route des abbayes le long de la Seine. Elle vient d'obtenir le Label Patrimoine Rural de la Seine-Maritime en 2024.
Le Porche de l'Église Saint-Sulpice
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Le Porche de l'Église Saint-Sulpice

C’est entre la vallée de la Seine et le Pays de Bray, entre le Pays de Caux et le Vexin, que se situe la charmante commune de Ry, en Seine-Maritime à une vingtaine de kilomètres de Rouen. Le porche de son église Saint-Sulpice, a obtenu le label « Patrimoine rural » par le Département en 2021 afin de valoriser cet élément architectural remarquable. Accompagnée de mon amie Isabelle, nous partons aujourd’hui rejoindre le pays d’Emma Bovary. Amoureuses toutes deux de littérature, le village de Ry nous paraît familier, tant il a pu inspirer Gustave Flaubert. Nous sommes également très curieuses d’en savoir davantage sur ce porche du XVIe siècle dont on nous a parlé à l’office de tourisme. Bien indiquée par des panneaux directionnels, nous montons vers l’église Saint-Sulpice. Plusieurs possibilités de stationnement s’offrent à nous : soit le long du muret de l’église, soit en nous garant sur le parking prévu à cet effet en empruntant une route montante le long de l’église. Nous choisissons la deuxième option. Equipées de nos appareils photos, nous voilà fin prêtes pour débuter notre visite. Arrivées à la barrière du cimetière, nous nous trouvons face à la tombe de Delphine et Eugène Delamare. Ce couple, dont la femme a fait l’objet d’un scandale dans la presse du XIXe siècle a sans doute servi de modèle pour la trame du roman de Gustave Flaubert : Mme Bovary. Puis nous arrivons par le côté du porche de l’église et sommes émerveillées par la dentelle en bois sculpté du XVIe siècle, classé monument historique et inspiré de la Renaissance italienne. Posé sur un socle de pierre, le porche contraste avec la simplicité de l’église. Nous admirons la finesse et la richesse de sa décoration. Isabelle, mitraille avec son appareil photo. En zoomant, elle peut observer les détails des figures bibliques, des représentations animales ou guerrières. De mon côté je suis intriguée par les figures des monstres au bout de chaque poutre qui supportent la voûte en carène de bateau renversé, caractéristique de l’architecture normande. Isabelle et moi faisons un concours à celle qui trouvera les détails bibliques qui se trouvent dans ce porche, véritable œuvre d’art. Au-delà de sa première fonction, l’originalité de ce porche se trouve être un livre à ciel ouvert sur l’histoire sociale, militaire ou religieuse du XVIe siècle. Nous sommes heureuses d’être dans ce lieu précieux et sans aucun doute unique en Seine-Maritime ! Nous n’en finissons pas de prendre des photos et Isabelle me dit qu’elle en mettra sur Instagram. « Excellente idée », lui dis-je, « un site pareil doit être davantage connu » ! Avant de repartir, nous entrons dans l’église pour y apprécier la fraicheur de ce lieu simple et dédié à la prière. Nous nous y posons quelques minutes. Observant en silence depuis notre position assise les murs, vitraux et meubles. Puis nous décidons de regagner notre voiture. Comme nous n’avons pas envie de quitter le charmant village de Ry, nous décidons de poursuivre notre découverte par le circuit pédestre « Sur les pas d’Emma Bovary » dont les jolis panneaux informatifs jalonnent le cœur du village. C’est reparti pour une nouvelle découverte culturelle !
Château de Gadancourt
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Château de Gadancourt

Située à seulement 40 minutes de Paris, cette demeure de prestige, protégée au titre des Monuments Historiques, est harmonieusement composée de deux pavillons XIIe et d'un corps de logis XVIIIe.
Visite du village de Ry
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Visite du village de Ry

Le village de Ry, 7ème village préféré des français en 2024, est un bourg vivant et convivial, et en saison des animations musicales viennent compléter cette dynamique. Chaque semaine sur le marché de Ry, une trentaine d’exposants vous accueillent le samedi de 8h00 à 13h00 sous les Halles, place de la Mairie et Grand' Rue. Un parcours pédestre est disponible sur place et il est possible d'organiser une visite commentée conçue comme une entrée dans les coulisses de l’écriture de Madame Bovary pour découvrir le Ry d’aujourd’hui et le Ry du temps de Flaubert. Nous avons une offre touristique qui peut particulièrement intéresser les groupes en excursion à la journée. Nous vous proposons de nous contacter par téléphone pour toute réservation.
Eglise Saint Denis
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Eglise Saint Denis

Accrochée sur le flanc sud de la butte dite « molière » de Serans et dominant le village de son imposante silhouette, Saint-Denis vaut essentiellement pour sa haute nef, une des réalisations majeures du gothique flamboyant dans le Vexin français. Un beau bâtiment du 16 ème siècle accolé au croisillon sud rappelle que l'église avait autrefois le statut de prieuré-cure dépendant de l'abbaye de Saint-Denis, dont les possessions étaient nombreuses dans le Vexin. Si la nef est une construction parfaitement homogène, il n'en est pas de même des parties orientales, à l'histoire fort complexe. Comme souvent, une église existait à la fin du 11 ème siècle dont témoignent seuls aujourd'hui une partie du croisillon nord et le clocher. Masqué vers l'ouest par la nef, aussi haute que lui, il laisse voir sur chacun des autres côtés deux baies en plein cintre dont l'archivolte est soulignée de billettes et les piédroits de colonnettes. Une corniche à modillons et une bâtière plus tardive le couronne. Très remanié, le croisillon nord a gardé une porte romane ouverte en partie haute, qui devait assurer une communication entre l'église et un bâtiment, aujourd'hui disparu, du prieuré. Cette église romane sera doté d'un nouveau chœur dans les années 1140, comme l'atteste une voûte d'ogives très remaniée. Dans le premier quart du 13 ème siècle, le croisillon sud est prolongé vers l'est d'une travée pour le transformer en chapelle tandis que le chœur s'accroît également d'une travée supplémentaire. S'il n'y a guère à dire de cette dernière, trop restaurée, la chapelle sud est un exemple classique – chapiteaux à crochets, ogives profilées d'une arête entre deux tores, fenêtre à double lancette surmontée d'un oculus – de l'architecture de cette période. C'est, semble-t-il, peu avant la reconstruction de la nef que le croisillon sud est transformé, de la même manière, en chapelle tandis que la base du clocher roman est totalement reprise afin d'assurer une meilleure visibilité vers le chœur. Bâtie dans les années 1530 en style gothique flamboyant, la nef surprend par l'élévation de son vaisseau central, étonnamment haut et étroit. Les voûtes de ses quatre travées ne comportent que des liernes et des tiercerons, dessinant ainsi des étoiles. L'élévation est marquée par une importante zone murale entre les grandes arcades, qui ouvrent largement vers les bas-côtés, et le court étage des fenêtres hautes, bien individualisé par une moulure qui sert d'appui aux fenêtres, ici de simples lancettes contrairement à celles des bas-côté qui, plus grandes, ont un réseau flamboyant. Selon un parti très original, deux niches accolées garnissent la paroi au droit des piles. Au nombre de douze, elles abritaient certainement des statues des apôtres et les dais qui les couronnent, de style Renaissance, sont exceptionnels pour le raffinement de leur décor sculpté. La façade est un magnifique morceau de virtuosité où le foisonnement du décor ne masque pas, pour autant, une composition rigoureuse, bien articulée par les contreforts et les deux balustrades. Selon une formule alors classique, le portail aux voussures richement sculptées de feuillages et d'anges musiciens est couronné d'un gâble très pointu qui mord largement sur l'étage supérieur, dont il masque en partie une grande fenêtre au réseau flamboyant. L'équilibre des murs goutterôts de la nef est assuré par des petits arcs-boutants en quatre de cercle reçus sur de puissantes culées. Dominique Vermand
Léproserie Saint-Luc
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Léproserie Saint-Luc

Découvrez une étonnante chapelle dont les intérieurs furent peints par Dado, célèbre artiste contemporain. Comme toutes les léproseries, celle de Gisors, fondée en 1210 par Jean de Gisors, avait été implantée hors de la ville afin de préserver les habitants des risques de contagion. La chapelle fut remaniée tout au long du Moyen Âge. En 1967, l’hôpital cède l’ancienne chapelle à la Ville pour le franc symbolique. Classée en 1992, sa restauration commence en 1996. De 1998 à 2010, Dado (Miodrag Djuric), célèbre artiste peintre monténégrin, en peint l’intérieur d’une œuvre monumentale « Jugement Dernier », exemple rare de commande de peinture contemporaine pour un édifice.
Église Saint Ouen
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Église Saint Ouen

Situé à La Vespière-Friardel (14290) au La Vespière.
Eglise Saint-Gervais Saint-Protais de Gisors
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Eglise Saint-Gervais Saint-Protais de Gisors

Bâtie entre le XIIème siècle et la fin du XVIème siècle, cette étonnante église aux allures de cathédrale est un fleuron de l’architecture gothique flamboyante. De la fin de la période médiévale au début de la Renaissance, l’édifice fait l’objet de campagnes de travaux ininterrompus, des innovations architecturales et décoratives viennent l’embellir et l’agrandir. Classé sur la liste des Monuments Historiques de 1840, elle se distingue par la richesse de ses décors sculptés et peints, de ses vitraux et de ses objets mobiliers, qui en font un lieu unique en Normandie.
Château de Gisors
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Château de Gisors

Le Château de Gisors vous offre un témoignage privilégié de l’architecture castrale du XIème au XVIème siècles. Cette forteresse, véritable place-forte et verrou oriental de la Normandie médiévale, s’inscrit dans une vaste campagne de fortifications de la vallée de l’Epte, frontière naturelle entre le Duché de Normandie et les possessions françaises. Gisors est très marquée par l’histoire du trésor des Templiers. Le Château de Gisors fut confié de 1158 à 1160 aux chevaliers de l’ordre du Temple puis de 1310 à 1314. Le dernier grand maître de l’ordre, Jacques de Molay ainsi que trois autres dignitaires de l’ordre y furent emprisonnés. C’est au milieu du XXème siècle que naît la légende du trésor des Templiers. Suite à une vaste campagne de travaux, engagée depuis 2019, la Barbacane et la Tour du Prisonnier sont désormais à nouveau accessibles aux publics. Le point d’orgue de la découverte se trouve dans la fameuse salle du cachot ornée de magnifiques graffitis, dignes de bas-reliefs.
Ancien Couvent des Capucins
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Ancien Couvent des Capucins

Situé à Orbec (14290) au 6 Rue du Général de Gaulle.
Eglise Saint Germain
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Eglise Saint Germain

Saint-Germain était autrefois dominée par une forteresse bâtie, sans doute par Philippe Auguste, comme élément du système de défense de la frontière avec le duché de Normandie. Il n'en reste rien, la construction actuelle étant totalement moderne. C'est une église dépourvue de tout caractère architectural et dont l'analyse n'en est rendue que plus difficile. Son plan associe une nef unique et un chœur rectangulaire, reliés par une travée plus étroite portant une flèche en charpente. Cette travée et le chœur peuvent remonter à la fin du 12 ème siècle comme semblent l'indiquer le type des contreforts, les étroites fenêtres en forme de lancette ou en plein cintre (chevet) et une piscine. En ce qui concerne la nef, souvent remaniée, la mouluration d'une fenêtre, au nord, plaiderait pour le 16 ème siècle. L'ensemble est recouvert d'un lambris posé en 1768-69. Parmi le mobilier, on notera deux importantes statues en pierre du 17 ème siècle, une chaire de 1756 et deux autels secondaires du 19 ème siècle ornés de peintures représentant l'Annonciation et la Nativité. Dominique Vermand
Eglise Saint Martin
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Eglise Saint Martin

Saint-Martin se signale de loin par la puissante silhouette de son clocher, véritable môle à partir duquel se distribuent les différentes parties de l'église. Jusqu'au 16 ème siècle, celle-ci associait une nef unique charpentée à un chœur de deux travées à chevet plat. Réduite aujourd'hui aux deux tiers de sa longueur, la nef est d'origine romane. Quand à l'unique travée restante du chœur, c'est une construction très simple de la fin du 12 ème siècle, voûtée d'ogives et éclairée par d'étroites lancettes. La disposition des chapiteaux à la retombée nord de l'arc doubleau qui introduit à cette travée de chœur prouve qu'une autre travée la précédait à l'origine. De très importants travaux vont en effet venir bouleverser, au 16 ème siècle, l'église médiévale. Se substituant au dernier tiers de la nef romane, quatre fortes piles sont alors construites pour servir d'assise au clocher, la première travée du chœur étant également reconstruite pour la circonstance. Ces deux travées introduisent, au nord et au sud, à deux chapelles de même longueur, l'ensemble formant en plan une sorte de double transept où toutes les voûtes sont portées à la même hauteur, disposition assez fréquente à une époque où l'on a le souci d'unifier les volumes. Bâtie la première, en même temps que les deux travées centrales, la chapelle nord est de style gothique flamboyant comme le montrent le réseau des fenêtres et la retombée des voûtes par pénétration dans les supports. De peu postérieure, la chapelle nord se réclame en revanche du style de la Renaissance (fenêtres en plein cintre, amortissement en volutes des contreforts). Avec ses contreforts traités en pinacles richement décorés, ses gargouilles aux angles et les oculi ouvragés qui ajourent deux des faces de sa double bâtière, le clocher est, comme la chapelle nord, une œuvre flamboyante. Incrustés dans les murs de la nef, huit bas-reliefs de la Renaissance complètent un intéressant ensemble de statues d'art populaire. Dominique Vermand
Site Médiéval de Blainville-Crevon
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Site Médiéval de Blainville-Crevon

Depuis 1967, une multitude de bénévoles passionnés exhume, protège et fait revivre les ruines d’une place forte chargées de 1000 ans d’histoire, situées dans la verdoyante vallée du Crevon et dont les parties basses sont parfaitement conservées. À voir : - la motte castrale du XIème siècle sur laquelle cinq châteaux successifs ont été bâtis entre le XIIème et le XVIIIème siècle, - un magnifique escalier et des celliers souterrains du XIVème siècle, - des tours et des salles du XVème siècle.
Eglise Saint Sulpice
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Eglise Saint Sulpice

L'église Saint-Sulpice est liée au souvenir de la famille La Boissière, qui détiendra la seigneurie de Chambors de 1528 jusqu'à la Révolution. C'est un édifice très simple composé d'une nef unique précédée d'une tour porche, à laquelle fait suite un chœur de deux travées que termine une abside pentagonale. Eclairé par des fenêtres dont le réseau porte déjà la marque de la Renaissance, le chœur est daté de 1532 par des culs-de-lampe à la retombée des ogives de la voûte. Très simples, la nef et la tour ont été bâties vers 1770 grâce aux libéralités de Louis-Joseph-Jean-Baptiste de la Boissière. Plusieurs mausolées et armoiries rappellent l'omniprésence de cette famille dans la vie de l'église de Chambors depuis le 16 ème siècle. Dominique Vermand
Église Saint-Martin
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Église Saint-Martin

Situé à La Vespière-Friardel (14290) au Friardel.
Eglise Notre-Dame de la Salette
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Eglise Notre-Dame de la Salette

Eglise Notre-Dame-de-la-Salette construite en 1865 par l'Abbé MIGOREL. Tour octogonale, décorée de briques polychromes, cantonnée de 4 tourelles surmontées d'archanges. Protégée au titre des Monuments Historiques, Notre Dame de la Salette surprend par la tour singulière de son clocher, dont la verrière abrite la vierge et les deux petits savoyards : Maximin et Mélanie, rappelant l'apparition de 1846 près de Grenoble. Visites guidées de l'église et de sa tour restaurée à dates fixes exclusivement sur rendez-vous au 06 84 31 40 48. Visites guidées aussi possible à tout moment de l'année, aux mêmes conditions. Participation libre mais obligatoire.
Eglise Saint Léger
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Eglise Saint Léger

Dans le site délicieusement champêtre que constitue le vallon du Réveillon, affluent de l'Epte, Saint-Léger se signale de loin par son clocher élancé. C'est un édifice fort intéressant, maintes fois remanié. Comme souvent, la nef unique est la partie la plus ancienne, sans doute du 11 ème siècle. A part quelques rangées de pierres en arête de poisson sur son mur nord, elle a cependant perdu tous les attributs de son architecture primitive. Une belle charpente du 16 ème siècle la recouvre. C'est vers le milieu du 12 ème siècle qu'est entreprise la reconstruction des parties orientales à l'instigation des chanoines de Saint-Mellon de Pontoise, bénéficiaires des revenus de la cure. Agrandies par la suite, ces parties se composaient d'un transept saillant et d'un chœur de deux travées à chevet plat. L'ensemble est couvert de cinq voûtes d'ogives bombées dont les retombées s'effectuent sur des colonnettes par l'intermédiaire de chapiteaux à la sculpture d'une très grande qualité, au répertoire décoratif varié. Si le thème de la feuille d'acanthe domine, plusieurs restent de tradition romane et comportent des représentations inspirées peut-être des péchés capitaux. Cette campagne de travaux s'achèvera à la fin du 12 ème siècle avec l'édification du clocher et d'un porche devant la nef . S'élevant au-dessus d'un important soubassement nu qui le dégage bien des toitures de l'édifice, le clocher est remarquable par son beffroi ajouré de hautes et étroites baies géminées, en arc brisé, encadrées de multiples colonnettes. Bien que récente, la bâtière qui le couvre reprend les dispositions d'origine. Aujourd'hui totalement intégré à la nef et méconnaissable, le porche sera surmonté d'un étage de tribune au 14 ème siècle, en même temps que seront construites deux chapelles de part et d'autre du chœur. Des reprises en sous-œuvre au 16 ème siècle, la suppression du porche au 17 ème ou 18 ème siècle et la construction d'une abside polygonale en 1791 donneront à Saint-Léger son visage définitif. Dominique Vermand
Abbaye Saint Evroult-Notre-Dame-du-Bois et espace d'interprétation
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Abbaye Saint Evroult-Notre-Dame-du-Bois et espace d'interprétation

Ruines à ciel ouvert de l'Abbaye du XIIIè siècle et bâtiments conventuels avec son porche.. Laissez-vous surprendre par ce lieu empreint d'histoire dont il ne subsiste que des ruines. A proximité la croix du miracle et le monument dédié à Ordéric Vital. Des panneaux implantés sur le site de l'abbaye et de ses environs vous feront revivre son incroyable histoire... Deux grands hommes ont marqué ce lieu. Saint Evroult, qui quitte son Bessin natal au 7e siècle pour fonder un ermitage, près de la source de la Charentonne en forêt d'Ouche et Ordéric Vital, célèbre moine historien et chroniqueur médiéval qui arrive d'Angleterre en 1085 à l'abbaye de St Evroult réputée pour les vertus de ses religieux et la richesse de sa bibliothèque. L'activité du scriptorium fait de l'abbaye l'un des principaux centres intellectuels normands du Moyen-Age. Espace d'interprétation dans la Salle du Procureur. "Saint-Evroult en Ouche, une Abbaye d'exception" : son histoire, la vie, ses influences régionale et européenne, retracées à travers une vingtaine de tableaux. Exposition de lapidaire, de fouille archéologique et d'une rosace du 13e siècle restaurée grâce à l'aide du Club des Mécènes de la Fondation du Patrimoine de 61. Textes adaptés pour les enfants. pupitre numérique interactif : histoire du scriptorium, histoire de la commune, informations touristiques Site accessible toute l'année. Gîte d'étape dans l'ancien logis abbatial. A partir de l'abbaye par les chemins de randonnée vous pourrez observer la chapelle St Hubert et la source de la Charentonne. Chasse au trésor Baludik sur le site et géocaching des Abbayes de Normandie
Eglise Saint Martin
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Eglise Saint Martin

Objet d'incessantes réparations, l'église Saint-Martin, que domine une flèche en charpente et ardoises particulièrement aiguë, a pour base une construction de la fin du 12 ème /début 13 ème siècle. Très simple, le plan se compose d'une nef unique et d'un chœur à chevet plat dont les contreforts, une fenêtre à lancette et la corniche à petits modillons cubiques trahissent l'origine médiévale. L'édifice a connu une importante restauration dans la première moitié du 16 ème siècle avec la construction d'une chapelle seigneuriale au nord (aujourd'hui sacristie), la réfection partielle des murs de la nef et, surtout, l'édification d'une nouvelle façade avec pignon en escalier. Réalisés en briques, ces travaux doivent être attribués aux constructeurs du manoir tout proche. L'intérieur se signale par l'important maître-autel classique provenant sans doute d'un établissement religieux disparu de la région. Dominique Vermand
Eglise Saint Aubin &  Abbaye de Saint Germer
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Eglise Saint Aubin & Abbaye de Saint Germer

Eglise Saint Aubin Niché au fond du charmant vallon du Réveillon, Reilly est l'un des villages les plus attachants de l'Oise. Son patrimoine monumental médiéval - église romane Saint-Aubin, fermes-manoirs de Saint-Germer, avec sa chapelle, et de Saint-Aubin, moulin – est en effet exceptionnel et bénéficie d'un cadre qui le met particulièrement en valeur. Dominant le village de la haute flèche en pierre de son clocher, Saint-Aubin est un bon exemple d'architecture romane rurale de la fin du 11 ème siècle. Le plan, comme toujours très simple, est composé d'une nef unique suivie d'une travée plus étroite portant le clocher et d'un chœur, ici reconstruit au 13 ème siècle et à chevet plat. Une petite abside en hémicycle devait terminer l'édifice à l'origine. Au sud, la nef a gardé, bien visibles, son appareil en arêtes de poisson et une porte (bouchée) avec arc de décharge en plein cintre. En façade, un petit porche à charpente en carène, du 16 ème siècle, masque malheureusement le portail, dont le linteau est décoré d'étoiles gravées et de roues à rayons, le centre étant occupé par la représentation d'un petit ange aux ailes éployées. La partie la plus remarquable de l'église est le clocher, dont la base a conservé sa disposition d'origine constituée de quatre arcs en plein cintre surmontés par une voûte d'arêtes. L'étage du beffroi est ajouré par deux baies géminées en plein cintre sur chaque face. Des colonnettes habillent les piédroits et des billettes soulignent les archivoltes. La corniche aux modillons décorés de moulures, de têtes d'animaux et de masques sert d'assise à la haute flèche octogonale en pierre. Aux angles, quatre petites pyramides facilitent visuellement la transition entre le plan carré de la tour et celui, octogonal, de la flèche. Edifiée au début du 12 ème siècle, la flèche de Reilly doit être considérée, avec celle de Saint-Vaast-de-Longmont, comme le plus ancien exemple conservé dans la région d'un type de couronnement qui connaîtra un vif succès durant tout le Moyen Age. Abbaye de Saint Germer (privée) C'est en 1299 ou 1300 que la puissante abbaye de Saint-Germer-de-Fly acquiert de Gui de Beaumont les biens que celui-ci possédait à Reilly. L'abbé Foulques entreprend aussitôt la construction d'une ferme-manoir dont témoignent encore aujourd'hui le moulin et la chapelle. L'ensemble - magnifiquement restauré - formé par la double porte d'entrée de la ferme et la chapelle proprement dite, qui occupe le premier étage, doit être regardé comme une véritable rareté. Le rez-de-chaussée est divisé en deux parties. La première correspond aux deux portes d'entrée - charretière et piétonnière - du manoir. Ses deux corridors de largeur inégale sont couverts chacun de trois voûtes d'ogives retombant vers le centre sur deux piles carrées. La seconde partie est constituée par une salle à l'usage indéfini, couvertes de trois voûtes d'ogives. Dans l'angle nord-est, une tourelle d'escalier permet d'accéder à la chapelle proprement dite, qui reprend le même plan rectangulaire que le rez-de-chaussée qui lui sert de base. Chapelle à usage privé par excellence comme le prouve son emplacement à l'étage, elle est couverte d'une très belle charpente en carène contemporaine de la construction. Au chevet s'ouvrait une immense fenêtre, aujourd'hui bouchée mais dont le réseau devait être constitué de quatre lancettes surmontées de trois roses polylobées. Une petite niche aménagée en hors oeuvre et couverte d'un berceau brisé lui est contiguë au sud. Son usage est difficile à déterminer avec certitude. Le mur sud, où se voit une très belle piscine, n'est éclairé – sans doute pour des raisons de sécurité – que par deux petits oculi quadrilobés. Le côté nord, en revanche, prend le jour par deux fenêtres au beau réseau rayonnant, caractéristique de l'époque. Une porte, à l'ouest, montre que le logis était situé de ce côté. Dominique Vermand
Eglise Saint Martin
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Eglise Saint Martin

Bâtie au cœur du village, au milieu de l'ancien cimetière dont ne témoigne plus aujourd'hui que le calvaire, Saint-Martin offre une véritable synthèse des modes de bâtir entre le 11 ème et le 16 ème siècles. Comme souvent, c'est la nef qui est la partie la plus ancienne. Son mur sud, seul conservé, montre un appareil en arêtes de poisson et des petites fenêtres (aujourd'hui bouchées) à claveaux simulés qui sont bien la marque du 11 ème siècle. Cette première église - nous ne savons rien de ses parties orientales - sera complétée peu avant le milieu du 12 ème siècle par un portail en façade et par un clocher sur son flanc sud. Le profond portail, entièrement en saillie sur le mur de façade, comporte trois archivoltes, la seconde étant décorée d'une double rangée de bâtons brisés. Un gâble le coiffe. Bâti complètement en hors œuvre, le clocher comporte un très haut soubassement carré, presque nu, qui projette au-dessus des toitures de l'église un beffroi octogonal. Des pans coupés aux angles du soubassement assurent la transition avec le plan octogonal. Les huit baies en plein cintre sont encadrées par de fines colonnettes et une pyramide en pierre, semblable à celle de Bouconvillers, le coiffe. Etage du beffroi et flèche ont été reconstruits à l'identique après leur écroulement presque total en 1968. A l'intérieur, la base se couvre d'une voûte d'ogives archaïque, reçue sur des consoles sculptées de visages ou de masques. Le chœur primitif sera remplacé vers 1170 par un nouveau chœur de deux travées à chevet plat. Doubleaux, ogives et formerets retombent sur des faisceaux de colonnettes par l'intermédiaire de chapiteaux décorés principalement de feuilles d'acanthe, comme il se doit à l'époque. Vers la fin du 14 ème siècle, une chapelle seigneuriale de deux travées vient compléter le chœur sur son flanc nord tandis que, peu après, une autre chapelle est bâtie dans l'angle sud-est. Les ogives de la voûte, à profil déjà prismatique, retombent sur des consoles sculptées, au nord, et des colonnettes, au sud. La voûte de la seconde travée du chœur est refaite à cette occasion. Avec ses trois pignons indépendants et ses fenêtres à double lancette surmontée d'une rose, le large chevet plat a belle allure. Le 16 ème siècle, enfin, agrandira la nef vers le nord d'un bas-côté à cinq travées voûtées d'ogives. Amorcé, le voûtement de la nef proprement dite ne sera jamais réalisé. Une poutre de gloire du 16 ème siècle, encore en place à l'entrée du chœur, diverses statues en pierre, également du 16 ème siècle, et une cuve baptismale de 1544 renforcent l'intérêt de l'édifice. Dominique Vermand