Dans le sud vendée, venez découvir le parc du Chateau de l'HERMENAULT XVII et XVIII. Type : parc régulier à la française aménagé au XVIIe et XVIIIe siècle. Inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Prix French Heritage Society 2009. Ancienne résidence d'été des évêques de Maillezais et de La Rochelle. Occupé dès la préhistoire, le site accueille successivement une villa gallo-romaine puis une motte féodale, avant la fondation en 1003 d’un prieuré fortifié rattaché à la nouvelle Abbaye de Maillezais. L’ancienne tour poudrière du XVè, transformée par la suite en pigeonnier, est le seul témoin de cette époque monastique. Au XVIè siècle Geoffroy d’Estissac, évêque de Maillezais, décide d’y faire bâtir sa résidence d’été dans le style Renaissance. Rabelais, secrétaire de l’évêque, séjournera à plusieurs reprises à l’Hermenault et fera envoyer depuis son exil à Rome des plants de platanes dont descendent les remarquables platanes multi-centenaires que l’on peut admirer aujourd’hui, qui sont parmi les plus vieux de France. Au XVIIè, après la destruction de l’Hermenault et de Maillezais pendant les guerres de religion, le siège épiscopal est transféré à la Rochelle. Les évêques successifs restaurent le château Renaissance et le complètent par l’édification du château actuel : un long bâtiment à arcades, qui sera ensuite en partie remanié au XVIIIè dans le style classique. Parallèlement, le parc régulier est aménagé : quatre terrasses enherbées de 110 m de long permettent de relier la plate-forme du château à la Longèves canalisée bordant une grande prairie en hémicycle centrée sur un miroir d'eau. Un pont de pierre, un lavoir, un moulin à eau, une piscine à chevaux et un jardin potager sont intégrés aux aménagements. Une grange colossale du début XVIIè, avec charpente remarquable à la Philibert Delorme, complète la richesse architecturale unique du site. A la révolution, le château Renaissance est à nouveau détruit puis démantelé pour la pierre : seule subsiste la haute tour d’Estissac. Rachetée en 1806 par Pierre Godard des Breuzes, colonel d'Empire, la propriété est restée depuis dans la même famille.