Niché dans une boucle de la Seine, à mi-chemin entre Paris et Rouen, la ville des Andelys a attiré de nombreux peintres littéralement fascinés par la beauté des lieux. Le site présente deux atouts complémentaires, dont les paysagistes se sont emparés : - Les méandres du fleuve, ponctué d’îles et cerné par des falaises de craies blanches - La majesté de Château-Gaillard, forteresse médiévale située sur un éperon rocheux qui domine de près de cents mètres la Seine en contrebas. Si le motif fluvial est propice à la représentation de phénomènes temporaires (le courant de l’eau, les reflets), à l’inverse la silhouette de Château-Gaillard constitue un élément stable, signe de pérennité. La « révolution impressionniste » eut pour conséquence le développement de la peinture de plein air en Normandie à la fin du XIXe siècle et au début du XXème siècle. Les Andelys ne font pas exception à la règle et la ville s’illustrera par une belle effervescence artistique. Lieu d’inspiration de nombreux peintres marqués par les avancées impressionnistes, elle sera représentée à de multiples reprises : Eugène Clary, René Sautin, Léon Coutil, Eugène Delahogue, Marthe Lucas, André Raffin, Manzana-Pissarro, Ludovic Rodo-Pissarro, Constant Moyaux, Georges Le Meilleur… Fermé les mardis, le 1er mai, les 21/22 juin, les 12/13 septembre