Selon une légende, Laneuvelle doit à ses cochons la renommée des eaux de Bourbonne. Autorisés par le seigneur à se nourrir dans les bois de Bourbonne, des porcs lépreux vont se baigner aux abords de la cité dans des marécages (aujourd’hui le centre thermal) et attirent l’attention par leur guérison. L’origine de l’actuel village remonterait à l’époque de l’exploitation des carrières à chaux. Il a également vécu de la vigne jusque vers 1900. Autrefois, Laneuvelle, qui était également appelé Laneuvelle-les-Coiffy, était en effet un village ou l'on produisait un vin léger de Pays, dits vinot ou vin vert, sur les coteaux opposés au village. Ces vins, en général acides et de conservation difficile étaient réservés à une consommation familiale. C'est entre 1882 et 1902 que s'étendent les ravages produits par le phylloxera, faisant disparaître des pans entiers de cette culture en Pays de Langres. Ce qui caractérise le village, c’est son unique rue qui, du creux du vallon, s’étire jusqu’au sommet d’une côte très rude.