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Eglise Saint Germain
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Eglise Saint Germain

Sous l'apparente homogénéité extérieure d'un édifice de la fin du gothique, Saint-Germain est en réalité une construction fort complexe qui ne se laisse décrypter qu'après une longue et minutieuse analyse. Son plan comprend une nef de trois travées flanquée de bas-côtés inégaux, un transept sur la croisée duquel s'élève le clocher et un chœur de deux travées encadré par deux chapelles de même longueur. Avec ses deux voûtes d'ogives retombant sur des faisceaux de colonnettes par l'intermédiaire de chapiteaux à simples crochets, le chœur est la partie la plus ancienne et remonte au début du 13 ème siècle. Peu après (vers 1240) furent construits les chapelles qui le flanquent, le transept et la nef, à l'origine sans bas-côtés et non voûtée. Seuls la croisée du transept, surmontée d'un médiocre clocher, et le croisillon sud ont conservé leurs voûtes d'ogives d'origine, dont les chapiteaux plus évolués attestent une date plus tardive que ceux du chœur. Le 16 ème siècle viendra complètement bouleverser, en plusieurs campagnes, ce bel ordonnancement. La chapelle sud du chœur est revoûtée et de nouvelles fenêtres de style flamboyant sont percées. La reconstruction de la nef est également entreprise mais seul le bas-côté sud est achevé. Les travaux reprennent au milieu du 16 ème siècle. Les voûtes du vaisseau central, prévues initialement à une plus grande hauteur, seront finalement limitées à celles du bas-côté sud. Quand au bas-côté nord, il ne sera pas reconstruit et recevra simplement de petites voûtes transversales butant sur le mur nord de l'ancienne nef, finalement conservé. La reconstruction presque totale de la chapelle et du croisillon nord, à la fin du 16 ème siècle et dans le style de la Renaissance, mettra un point final à une histoire décidément bien mouvementée. Dominique Vermand
Eglise Notre-Dame
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Eglise Notre-Dame

Notre-Dame forme avec les ruines du château du 12 ème siècle qui la domine et un lavoir du 19 ème siècle fort bien mis en valeur un ensemble intéressant. C'est un édifice composé d'une nef unique, d'un transept et d'un chœur de deux travées dont la première est flanquée de chapelles. Si le transept est bien identifiable à l'extérieur par ses murs pignons, il n'en est pas de même à l'intérieur où son volume se confond avec celui de la première travée du chœur et des chapelles pour former une sorte de transept double. Assis sur la croisée, le clocher est ajouré de baies en arc brisé sans décor mais couronné d'une corniche à modillons décorés de masques. Il doit remonter à la fin du 12 ème siècle, comme la nef, dépourvue toutefois de caractères marquants. Ce sont les parties les plus anciennes de l'édifice, qui fera l'objet de très importantes modifications au milieu du 16 ème siècle avec la reprise en sous-œuvre de la base du clocher, la construction des croisillons et celle des parties orientales. Tout cet ensemble est couvert de sept voûtes d'ogives à profil prismatique retombant sur des consoles souvent refaites. Quelques-unes ont cependant gardé leur décor sculpté ancien. Avec leur réseau secondaire en plein cintre, les fenêtres accusent déjà le style de la Renaissance. La nef est couverte par une belle charpente de la même époque, avec engoulants et blochets sculptés. L'église conserve une Vierge à l'Enfant en pierre, bon exemple de sculpture populaire du début du 14 ème siècle. Dominique Vermand
Domaine de Bois-Héroult avec son château, son parc, son Grand Commun, son Colombier
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Domaine de Bois-Héroult avec son château, son parc, son Grand Commun, son Colombier

Le Domaine de Bois-Héroult comprend : le château, le Parc à la française, le Grand Commun, le colombier, la ferme du Vieux Colombier, le Vieux Presbytère. • Parc à la française : visite du parc de 22 hectares (ISMH) planté par le grand botaniste Le Turquier de Longchamp (1748-1829) et en particulier des jardins dessinés à la « Française » sur 7 hectares. La réhabilitation a été conduite il y a quelques années par les paysagistes Mesdames Clothilde Duvoux et Mahault de Laage, dans le plus grand respect des plans élaborés au 18è siècle encore conservés. L'ensemble est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques. Il présente des agencements et perspectives exceptionnelles. • Le Château : Construit dès 1715 par Jacques-Alphonse, Marquis de Civille et son épouse Mademoiselle de Bonissent de Buchy en matériaux locaux, il offre un témoignage précieux de l’architecture locale du XVIIIe siècle. En visite guidée, découvrez les extérieurs : façades, perron, mais également les salons, escaliers classés à l’intérieur. • Le Grand-Commun : Construit en 1776, le Grand-Commun du château de Bois-Héroult en appareillage de briques de Saint Jean et silex, offre un bâtiment entièrement restauré et aménagé en rez-de-chaussée avec une grande salle donnant sur le parc et au 1er étage : bibliothèque Gabriel de Broglie, inaugurée par Madame Hélène Carrère d'Encausse, Secrétaire Perpétuel de l’Académie Française, le 16 mai 2015 et la salle des Plans, qui rassemble de nombreux et précieux plans du domaine à travers les siècles.
Parc de Clères
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Parc de Clères

Le Parc se refait une beauté et sera exceptionnellement fermé du 22 au 26 septembre. Situé au cœur de la vallée de la Clérette, le Parc de Clères est un ensemble hétéroclite qui témoigne de l’histoire de la Normandie. Du duché à la deuxième guerre mondiale, son histoire est jalonnée par les grands événements qui ont secoué les terres normandes. Dès le début du 11e siècle, les barons de Clères apparaissent comme des seigneurs locaux important qui choisissent d’affirmer un rôle local fort avec la construction d’une forteresse castrale qui sera occupée par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans. Les vestiges témoignant de cette époque sont visibles dès l’entrée dans le parc. Au 16e, Georges IV, grâce à un habile mariage, obtient les moyens financiers de reconstruire un château dans le style Renaissance. Un manoir en briques et pans de bois est ajouté au 17e siècle. Délaissé au 18e siècle, il faut attendre le milieu du 19e siècle et l’arrivée des comtes de Béarn pour voir de grands travaux de restauration. Louis-Hector de Béarn va créer le parc arboré et son lac, et modifier le château en lui conférant son style néogothique. Enfin, en 1919 à l’issue de la 1re Guerre Mondiale, le château est vendu à Jean Delacour, un ornithologue cherchant un lieu pour créer un zoo où les animaux seraient en liberté. Le parc zoologique de Clères était créé. Aujourd’hui, un siècle après, le parc possède 1400 animaux dont un millier vit en liberté. Il s’agit principalement d’oiseaux dont certains sont extrêmement rares : comme le Martin de Rothschild, Chaque année, le parc de Clères programme des animations destinées à informer le public sur le rôle des parcs animaliers et sur l’importance de la conservation de la biodiversité. Etant donnée que les animaux du Parc de Clères son en semi-liberté, le parc est interdit aux animaux. Labellisé "Jardin remarquable" en 2023, le Parc de Clères combine patrimoine, acclimatation et enrichissement constant de ses collections botaniques, avec plus de 2500 espèces et variétés de plantes rares et fascinantes ! Ouvert les jours fériés.
Eglise Saint Etienne - Yquebeuf
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Eglise Saint Etienne - Yquebeuf

C’est lors d’une promenade dominicale que nous avons découvert, après avoir longé un chemin bucolique, un charmant petit village normand : Yquebeuf. L’église était là dans un virage. C’était tellement beau avec le soleil qu’on s’est arrêté pour visiter. L’édifice est dans une belle brique orangée et la toiture ainsi que le clocher sont en ardoise. Nous apercevons en bordure de route un panneau précisant que l’Eglise a obtenu le label Patrimoine rural de la Seine-Maritime, notamment pour son vitrail ! Des explications historiques inscrites sur le totem à fond bleu sur support bois, nous invitent grandement à nous diriger vers l’église dédiée à Saint-Etienne. Une église ancienne existait au XIIe siècle mais, tombant en ruine, elle fut reconstruite vers 1767 sous l’influence du curé de la paroisse, l’abbé Grouard. Le plan est rectangulaire avec un chevet à trois pans coupés sur un soubassement de grès dans un appareillage de brique de Saint-Jean alterné de brique noire vernissée. Chaque ouverture présente un vitrail et le clocher est monté sur le porche d’entrée. Après tous ces détails historiques, nous nous dirigeons sans plus attendre vers le portail en ferronnerie qui s’ouvre sur une allée face à la porte. Quelques marches puis nous entrons et sommes tout de suite charmés par la tranquillité du lieu. Immédiatement, nous apercevons au-dessus de la porte le vitrail de forme semi-circulaire que nous trouvons très original avec son écu de « gueules à la croix fleurdelisée » tenu par deux anges et surmonté d’un heaume. Cet élément est remarquable, et provient des verrières du 14è siècle. Grâce au soleil nous pouvons admirer ses couleurs pures de jaune, bleu et rouge. L’intérieur de l’église fut aménagé en 1778 en style Louis XVI en bois de chêne avec un Maître-autel remarquable rehaussé d’or dit de Vauquelin. Superbe! Après avoir fait le tour de l’église, nous allons nous promener dans le village légèrement éloigné. On y découvre une particularité avec les plaques de rue toutes en céramique. C’est charmant comme tout et original ! En repartant, nous repassons tout heureux une dernière fois devant l'église Saint-Etienne si paisible, qui nous a offert un moment de tranquillité inattendu. Encore une chouette découverte dans notre campagne normande!
Château de Villers-en-Arthies
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Château de Villers-en-Arthies

Ce château de famille, dans son écrin boisé, date principalement du XVIIème siècle.
Eglise Saint Gervais et Saint Protais
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Eglise Saint Gervais et Saint Protais

Accrochée au raide versant méridional du vallon parcouru par le ru d'Hérouval, affluent de l'Epte, Saint-Gervais-Saint-Protais reflète dans son histoire architecturale les vicissitudes d'une région soumise, jusqu'au 17 ème siècle, à d'incessants conflits. Aucun élément antérieur au 13 ème siècle n'a survécu et il faut y voir là les conséquences d'une situation géographique qui, à quelques kilomètres de la frontière anglo-normande de l'Epte, la mettait en première ligne lors des chevauchées destructrices qui, trop souvent, opposèrent les rois de France et d'Angleterre. Une nouvelle église fut donc reconstruite au début du 13 ème siècle, dont subsistent le clocher, le croisillon nord et le mur nord de la nef. Le clocher est intéressant pour l'étage de son beffroi, ajouré sur chaque côté de deux baies géminées avec double colonnette aux piédroits. Les modillons de la corniche méritent d'être détaillés. Le croisillon nord comporte des fenêtres en forme de simple lancette dont l'arc brisé est souligné d'une moulure biseautée et sa voûte d'ogives est reçue sur des chapiteaux décorés de crochets. A nouveau ruiné à la Guerre de Cent Ans, l'édifice sera largement reconstruit, en plusieurs campagnes, au 16 ème siècle. Complètement reprise, la nef est dotée d'un bas-côté aussi large et haut qu'elle. Les voûtes des trois travées pénètrent directement, selon l'usage de l'époque, dans les deux piles qui, vers le centre, les reçoivent. Au nord, le très étroit bas-côté est voûté de berceaux transversaux. Totalement inutile, il est sans doute le résultat de l'abandon d'un projet qui visait à doter la nef de trois vaisseaux d'égale importance. Une chapelle à l'ouest du croisillon nord, le croisillon sud, la base du clocher et le très court chœur font également partie de ces reconstructions, caractéristiques d'un style gothique tardif parfois teinté des apports de la Renaissance pour ce qui concerne le réseau des fenêtres. Le chœur conserve un retable en pierre assez monumental, daté de 1695. On y voit les statues des saints Gervais et Protais. Dominique Vermand
Domaine de Chambray
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Domaine de Chambray

Dans la vallée de l’Iton, parcourez l’histoire d’une seigneurie normande. Entre Conches-en-Ouche et Verneuil-sur-Avre, découvrez le Château de Chambray et son ensemble de bâtiments seigneuriaux. Le corps principal du bâtiment date des 16e et 18e siècles. Du 15e, ne subsiste que la poterne d'entrée et la chapelle. L'ensemble fut remanié au 19e siècle par Jacques de Chambray. Autour du château, se trouvent un colombier, un ancien pressoir, une glacière, un arboretum, un parc de 32 ha, dans lequel une petite chartreuse a été édifiée en 1740. Le château a été donné en 1944 par le dernier Marquis de Chambray au Ministère de l’Agriculture. Aujourd’hui, le domaine abrite un lycée agricole et un centre de formation. Accès libre à l'extérieur du domaine et ses dépendances. Balade le long de la rivière (Espace Naturel Sensible) au pied du château et parcours en forêt derrière le château. Visites guidées de l'extérieur du château, de sa chapelle, son colombier et son potager selon un calendrier d'animations disponible sur le site internet du CREE Chambray.
Bernay
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Bernay

A 1h30 de Paris, Bernay offre une image préservée de ce qu’étaient jadis les cités normandes. Située au cœur de la Normandie, Bernay présente tous les attraits d'une ville de charme et de loisirs. Son riche passé historique, son architecture sauvegardée et ses paysages préservés lui donnent un cadre de vie typiquement normand, qui charme résidents et touristes. A moins de 2h de Paris, les amoureux du patrimoine iront de découverte en découverte : l'abbaye et son abbatiale du 11e siècle, les rues et ruelles aux maisons à pans de bois des 15e et 16e siècles, l'hôtel de la Gabelle, les églises, les jardins, le musée des Beaux-arts et ses collections... En quête de détente, vous flânerez au gré des rivières de la Charentonne et du Cosnier. Depuis les Monts, et leur promenade aménagée, c'est toute la ville et la vallée qui s'offriront à vous. Nichées au cœur de sites naturels remarquables, les activités de loisirs, golf, équitation, randonnée, prendront une "douceur normande" qui vous dépaysera le temps d'un séjour mais vous séduira pour toujours. Plusieurs circuits découvertes sont à récupérer à l'Office de Tourisme.
Château d'Anet
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Château d'Anet

Considéré comme un joyau de la Renaissance française et un haut lieu d'art, le château d'Anet est construit en 1548 par le Roi Henri II pour sa favorite, Diane de Poitiers. Les plus grands artistes du temps participent à sa construction parmi lesquels figure Philibert de l'Orme, architecte et humaniste de la Renaissance, connu pour son anti italianisme et son interprétation de l'antiquité. Le domaine comprend le magnifique château de Diane dont il ne subsiste plus qu'une aile, la chapelle royale en croix grecque, chef d'oeuvre d'originalité avec son damier en trompe l'oeil, le portail triomphal dans lequel est enchâssée la curieuse horloge qui indique les phases de la Lune et la chapelle funéraire dans laquelle Diane repose à nouveau depuis le 29 mai 2010.
Eglise Saint-Etienne
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Eglise Saint-Etienne

Au cœur de la campagne normande, visitez une église aux remarquables boiseries. Entre Bernay et Pont-Audemer, l’Eglise de Saint Etienne l’Allier fait partie de ces petits trésors de la campagne normande. Edifiée au 11e siècle, elle renferme un remarquable gisant en pierre du 13e, découvert lors des travaux de restauration en 1990. Mais ce qui fait la réputation de cette église, c’est son mobilier et en particulier ses somptueuses boiseries classées de la fin du 17e, ainsi que ses sept vitraux du maître-verrier conchois, François Décorchemont, qui maîtrisait à merveille transparence et luminosité des couleurs. Les deux autels latéraux du jubé, en bois sculptés, sont surmontés de statues de saints particulièrement vénérés dans la région à l’époque des épidémies de peste : Saint Sébastien, Saint Roch, Saint Mathurin...
Eglise Saint Martin
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Eglise Saint Martin

Assise sur un petit tertre qui en dégage bien la silhouette allongée que domine une massive tour de la Renaissance, Saint-Martin, possession de l'abbaye de Saint-Denis jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, est un édifice très complexe, à l'analyse passionnante. Datant pour l'essentiel du 16 ème siècle, il a en réalité pour base une église romane dont subsiste essentiellement le bas-côté sud mais qui peut être reconstituée grâce à l'analyse des maçonneries et de vestiges encore visibles dans les combles. Cette église, que l'on peut faire remonter au 11 ème siècle, comportait une nef de trois travées avec bas-côtés, un transept saillant avec clocher sur la croisée et un chœur de plan inconnu. Fait absolument exceptionnel pour la région, la nef et ses bas-côtés (seul celui du nord en témoigne aujourd'hui) étaient couverts de voûtes en berceau plein cintre, un type de couverture réservé habituellement aux chœurs et travées sous clocher. Dans les combles, le mur goutterôt nord a gardé son appareil en arêtes de poisson et des petites fenêtres à claveaux simulés. Au 13 ème siècle, un chœur à chevet plat de deux travées avec bas-côtés remplacera le chœur roman. Il servira de base, avec le transept roman, à la reconstruction presque totale de l'église, entreprise dans les premières années du 16 ème siècle suite aux destructions - nombreuses dans la région – intervenues durant la Guerre de Cent Ans. Couvertes de voûtes d'ogives à profil prismatique retombant par pénétration dans les piles, ces parties orientales sont surtout remarquables pour leurs fenêtres flamboyantes et l'on admirera tout particulièrement le magnifique chevet plat, percé en son centre d'une immense fenêtre au réseau caractéristique de cette dernière période de l'architecture gothique. Les travaux se poursuivront par la nef, dotée de nouvelles voûtes et flanquée au sud d'un très large bas-côté destiné à pallier l'étroitesse du vaisseau central, d'origine romane. Portées à la même hauteur afin d'ouvrir au maximum les volumes, les six voûtes retombent au centre sur deux piles à noyau circulaire et, vers le sud, sur des chapiteaux corinthiens qui appartiennent clairement à la Renaissance. C'est de ce style que se réclament l'exceptionnel portail et le clocher, bâtis en dernier dans les années 1550. Semblable à un arc de triomphe avec sa voûte à caissons fermement encadrée par deux colonnes cannelées et une large frise sculptée, le portail est, tant par sa composition que par le foisonnement de son décor, l'une des œuvres majeures de la Renaissance dans le Vexin avec ceux de Marines et de Gisors. Plus austère mais construite avec le même soin, la tour trouve son pendant dans celles de Chaumont-en-Vexin, Chars ou encore Notre-Dame de Pontoise. S'il n'est pas à la hauteur de l'intérêt architectural de l'église, le mobilier compte néanmoins quelques éléments intéressants au premier rang desquels il faut inscrire une exceptionnelle Vierge à l'Enfant en pierre, du 14 ème siècle. Dominique Vermand
Abbaye de Fontenelle
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Abbaye de Fontenelle

Fondée en 649 par Saint Wandrille, l’abbaye du vallon de Fontenelle est l’un des plus anciens témoins de l’implantation religieuse en vallée de Seine. Comme de nombreuses abbayes, elle connaîtra des hauts et des bas au cours de son histoire. Détruite par les Vikings, 200 ans après sa création, elle renaîtra un siècle plus tard en 960 et traversa les guerres, celle de 100 ans et celles de religions, jusqu’à la Révolution française où l’Abbaye de Fontenelle sera vendue comme bien national et son abbatiale comme carrière de pierres. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour que des moines s’y réinstallent de nouveau. La communauté actuelle fait partie de la congrégation de Solesmes et suit la règle de Saint-Benoît, selon laquelle il faut « vivre du travail de ses mains ». Et c’est justement le fruit de son travail que propose aujourd’hui la communauté au travers d’un produit monastique : la Bière de Saint Wandrille. Elle est produite sur place par les frères de la communauté. Après un an et demi de travail, ils ont tout d’abord produit une bière blonde, légèrement ambrée, puis une blanche et depuis peu, une délicieuse bière noire. Vous avez la possibilité de visiter cette abbaye sous la conduite d’un moine. Laissez-vous guider et découvrez un cloître récemment restauré en passe de devenir, l’un des plus beaux, pour ne pas dire le plus beau cloître gothique de France. L’abbaye de Fontenelle à Saint-Wandrille-Rançon est un lieu rempli de vie qui au fil des heures est rythmé par le chant grégorien. Ne quittez pas ce lieu sans profiter d’un dernier détour à la boutique qui propose à la vente des produits de l’artisanat monastique uniques : les bonnes cires, confitures et un délicieux pain d’épices, sans oublier, bien entendu, la maintenant célèbre Bière de Saint-Wandrille.
Eglise Sainte-Anne-de-Gassicourt
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Eglise Sainte-Anne-de-Gassicourt

Saint Anne de Gassicourt est une église catholique de style romain.
Eglise Saint Martin
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Eglise Saint Martin

Objet d'incessantes réparations, l'église Saint-Martin, que domine une flèche en charpente et ardoises particulièrement aiguë, a pour base une construction de la fin du 12 ème /début 13 ème siècle. Très simple, le plan se compose d'une nef unique et d'un chœur à chevet plat dont les contreforts, une fenêtre à lancette et la corniche à petits modillons cubiques trahissent l'origine médiévale. L'édifice a connu une importante restauration dans la première moitié du 16 ème siècle avec la construction d'une chapelle seigneuriale au nord (aujourd'hui sacristie), la réfection partielle des murs de la nef et, surtout, l'édification d'une nouvelle façade avec pignon en escalier. Réalisés en briques, ces travaux doivent être attribués aux constructeurs du manoir tout proche. L'intérieur se signale par l'important maître-autel classique provenant sans doute d'un établissement religieux disparu de la région. Dominique Vermand
Château d'Hellenvilliers
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Château d'Hellenvilliers

Sur le chemin d’Ivry, en 1590, Henri IV passa une nuit dans le château, avant d’y livrer bataille un mois plus tard, contre la Ligue du Duc de Mayenne… Proche de Verneuil-sur-Avre, découvrez le Château d’Hellenvilliers du 16ème et 17ème siècle. Son origine remonte au 9e siècle. Un guerrier du nom de Herland y créa un site pour se protéger des invasions Viking. L'aile la plus ancienne de l'actuel château est d'époque Renaissance. Elle est appuyée à une chapelle (15ème siècle), à l'arrière de laquelle se trouve une tour de garde et des communs de la même époque. Le corps central du début 17ème, était une galerie qui reliait l'aile Renaissance à une ancienne poterne. Elle a été aménagée au 18ème en pièces de réception. L'aile droite, qui referme la cour en U, est début 18ème.
Château de Vatteville-la-Rue
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Château de Vatteville-la-Rue

Nous vous invitons à découvrir le château de Vatteville-la-Rue en réalité virtuelle. Vatteville fut au Moyen Âge une place forte importante : située en bordure de Seine, elle possédait un port au trafic dense dominé par le château, dont l’architecture est assez originale puisqu’on en trouve de cette sorte surtout en Angleterre. Il en reste des traces aujourd’hui, plus précisément celles d’un donjon et d’une grande salle. Construit à la fin du XIe siècle, ce château fut impliqué dans une révolte contre le roi d’Angleterre et duc de Normandie Henri Ier Beauclerc, assiégé et partiellement démoli, avant d’être reconstruit au XIIe siècle Des fouilles et des recherches ont permis d’en retrouver l’histoire. Téléchargez l'application ! Un dispositif numérique a été mis en place pour les visiteurs : 5 bornes placées en différents endroits des ruines du château invitent via un téléphone à visualiser l’édifice tel qu’il était à l’époque. Comme si vous y étiez ! Application à télécharger sur Play Store Application à télécharger sur Apple Store Pour vous procurer gratuitement une paire de lunette 3D rendez-vous : - A l'épicerie de Vatteville la Rue - Au restaurant Auberge du moulin, Vatteville la Rue - A la Maison de la Randonnée et du Trail, Caudebec-en-Caux, Rives-en-Seine - A la Maison du Parc naturel Régional des Boucles de la Seine Normande, Notre-Dame-de-Bliquetuit
Eglise Saint-Jacques et Saint-Christophe
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Eglise Saint-Jacques et Saint-Christophe

Dépendant autrefois de Montjavoult, Montagny ne sera érigée en paroisse indépendante qu'en 1788, par le cardinal de la Rochefoucault. Elle n'avait à l'origine pour seul patron que saint Christophe, le vocable saint Jacques lui ayant été adjoint pour garder le souvenir de la chapelle disparue du château. C'est un édifice homogène du 16 ème siècle, très simple mais soigneusement construit, composé d'une nef unique de cinq travées que termine une abside pentagonale. Les voûtes, qui toutes comportent une petite clef ornée, sont formées d'ogives à profil prismatique retombant par pénétration directe sur des pilastres en forte saillie. Les fenêtres sont, soit de simples ouvertures en plein cintre, soit à remplage mélangeant les formes en plein cintre et flamboyantes. Les soufflets de deux d'entre elles ont gardé des éléments de vitraux du 16 ème siècle dont la qualité fait regretter la disparition de l'essentiel des verrières. A l'extérieur, la partie la plus intéressante est sans conteste la façade, couronnée par un petit clocheton d'une extrême élégance et qui appartient pleinement au style de la Renaissance. Il n'est pas impossible qu'il ait été ajouté peu après l'achèvement de l'église. Le premier étage, carré, est simplement percé sur chaque face d'une petite baie en plein cintre décorée d'une coquille Saint-Jacques en partie supérieure. Le second étage est constitué d'un minuscule lanternon octogonal coiffé d'une pyramide circulaire. Les arêtes sont soulignées par des pilastres couronnés de chapiteaux ioniques. L'église conserve d'importants fragments d'un très beau retable en pierre du 16 ème siècle représentant la Passion du Christ. Dominique Vermand
Église Notre-Dame de l'Assomption
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Église Notre-Dame de l'Assomption

Église de style gothique flamboyant, "la plus belle chapelle du royaume" disait Henri IV. Admirer notamment les 3 portails de la façade ouest, le clocher en forme de tiare et sa flèche de 52m, la nef éclairée de magnifiques vitraux du XVIe, l'orgue et son buffet placé en 1542, l'un des plus beaux de la Renaissance, ainsi que les 19 chapelles, affectées à une confrérie.
Eglise Saint Germain
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Eglise Saint Germain

Saint-Germain était autrefois dominée par une forteresse bâtie, sans doute par Philippe Auguste, comme élément du système de défense de la frontière avec le duché de Normandie. Il n'en reste rien, la construction actuelle étant totalement moderne. C'est une église dépourvue de tout caractère architectural et dont l'analyse n'en est rendue que plus difficile. Son plan associe une nef unique et un chœur rectangulaire, reliés par une travée plus étroite portant une flèche en charpente. Cette travée et le chœur peuvent remonter à la fin du 12 ème siècle comme semblent l'indiquer le type des contreforts, les étroites fenêtres en forme de lancette ou en plein cintre (chevet) et une piscine. En ce qui concerne la nef, souvent remaniée, la mouluration d'une fenêtre, au nord, plaiderait pour le 16 ème siècle. L'ensemble est recouvert d'un lambris posé en 1768-69. Parmi le mobilier, on notera deux importantes statues en pierre du 17 ème siècle, une chaire de 1756 et deux autels secondaires du 19 ème siècle ornés de peintures représentant l'Annonciation et la Nativité. Dominique Vermand
Eglise Saint Sulpice
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Eglise Saint Sulpice

L'église Saint-Sulpice est liée au souvenir de la famille La Boissière, qui détiendra la seigneurie de Chambors de 1528 jusqu'à la Révolution. C'est un édifice très simple composé d'une nef unique précédée d'une tour porche, à laquelle fait suite un chœur de deux travées que termine une abside pentagonale. Eclairé par des fenêtres dont le réseau porte déjà la marque de la Renaissance, le chœur est daté de 1532 par des culs-de-lampe à la retombée des ogives de la voûte. Très simples, la nef et la tour ont été bâties vers 1770 grâce aux libéralités de Louis-Joseph-Jean-Baptiste de la Boissière. Plusieurs mausolées et armoiries rappellent l'omniprésence de cette famille dans la vie de l'église de Chambors depuis le 16 ème siècle. Dominique Vermand
Collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie (église)
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Collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie (église)

La collégiale Notre-Dame de Mantes-la-Jolie est une église gothique des XIIème et XIIIème siècles située à Mantes-la-Jolie en bord de Seine. Elle fut classée Monument historique en 1840.
Château d'Ételan
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Château d'Ételan

Monument historique, le Château d’Etelan a été bâti à la fin XVe siècle, à partir de 1494, ce qui fait de ce monument, le PREMIER Château Renaissance, de style italien, construit en FRANCE, 15 ans avant le premier Château de la Loire, Amboise. Le Château d’Etelan est situé au cœur du Pays de Caux Vallée de Seine entre les ponts de Brotonne et Tancarville et il domine la dernière grande boucle de la Seine. Lieu de passage de Louis XI, François 1er, de Catherine de Médicis, et aussi, de Voltaire, Gustave Eiffel, le Château d’Etelan comporte en son sein une chapelle dédiée à Ste Madeleine datant de la 1ère Renaissance normande que l’abbé Cochet comparait à celle des châteaux de Blois, Chenonceau ou Amboise. Son parc est un endroit privilégié où l’environnement n’a pas varié depuis des siècles et il est aménagé afin de pouvoir se promener ou admirer le site.
Eglise Saint-Aubin
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Eglise Saint-Aubin

Saint-Aubin est une église catholique datant de 1140 pour les parties les plus ancienne, le reste de l'église fut bâti à parti de 1230.r Elle est classée "monuments historiques" par arrêté du 26 mai 1942.r Des messes sont célébrées tous les dimanches à 11h.
Eglise Sainte Madeleine
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Eglise Sainte Madeleine

Edifiée à proximité du château, l'église est célèbre pour sa spectaculaire façade romane, dont la composition et le décor foisonnant évoquent davantage l'art roman du Sud-Ouest que celui de l'Ile-de-France. Toute en longueur, l'église juxtapose successivement un narthex des années 1160, une vaste nef unique du 11 ème siècle et un chœur de deux travées édifié vers 1200. Témoin d'une première église romane, la nef est construite en moellons et épaulée par des contreforts plats comportant un larmier intermédiaire. Deux petites fenêtres à claveaux appareillés mais sans ébrasement extérieur, très haut percées, sont visibles au nord. Une corniche à modillons est conservée ça et là, de même qu'une porte bouchée, au sud. La belle charpente en carène, du 15 ème siècle, a gardé quelques engoulants et blochets sculptés. C'est dans les années 1160 qu'un narthex, sans doute à usage du seigneur et de ses proches, est construit à l'ouest de la nef romane. Totalement modifié à l'intérieur - où il n'apparaît plus que comme une extension de la nef - et abusivement restauré au 19 ème siècle, il garde néanmoins un grand intérêt. L'élévation de son côté nord (celui du sud a été refait en 1720), la distribution des ouvertures et la disposition des colonnettes intérieures permettent de restituer deux étages : un rez-de-chaussée couvert à l'origine de neuf voûtes d'ogives de mêmes dimensions retombant vers le centre sur quatre piles, et une tribune. Un relevé de la façade datant de 1849, donc antérieur aux restaurations effectuées entre 1860 et 1867 par l'architecte Aymar-Verdier, montre que seuls le portail et la baie qui se trouve à sa gauche sont authentiques. Toute la partie supérieure, et notamment la rose et le pignon avec son riche décor losangé, est une création du restaurateur directement inspirée du transept nord de Saint-Etienne de Beauvais. Cette démarche condamnable ne doit néanmoins pas faire oublier l'exceptionnelle qualité de la sculpture du portail, où la virtuosité époustouflante du sculpteur n'a d'égale que la richesse de son inspiration. A cet égard, on détaillera les trois voussures, peuplées d'un monde grouillant où se reconnaissent, parmi les rinceaux, des hommes accroupis, des dragons, des oiseaux, des griffons… Tout aussi admirable est le traitement des colonnettes des piédroits, dont la décoration essentiellement végétale semble vouloir s'échapper du fût de la colonne. Cette œuvre remarquable trouve néanmoins sa place dans un courant artistique que l'on pourrait qualifier de « baroque roman » et dont Beauvais, avec Saint-Etienne, ou le chœur de Saint-Germer-de-Fly gardent seuls aujourd'hui le souvenir. Edifié le dernier vers 1200, le chœur de deux travées est une construction sobre mais très soignée. Le beau triplet qui ajoure le chevet plat, comme les lancettes latérales, sont ornés de colonnettes, à l'extérieur comme à l'intérieur. A la jonction des deux travées, le doubleau, les ogives et les formerets retombent sur des faisceaux de colonnettes d'un bel effet monumental. Un petit clocher tardif en charpente et ardoises surmonte la première travée du chœur. Dominique Vermand
Château d'Hugleville
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Château d'Hugleville

Propriété du XIXe siècle avec parc arboré. (Collection d'hydrangeas) Histoire de la famille qui a donné son nom au village. Les traces laissées par les Allemands pendant le guerre de 1939-45 (reste de peinture allemande, piste de lancement V2...)
Eglise Saint Léger
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Eglise Saint Léger

Dans le site délicieusement champêtre que constitue le vallon du Réveillon, affluent de l'Epte, Saint-Léger se signale de loin par son clocher élancé. C'est un édifice fort intéressant, maintes fois remanié. Comme souvent, la nef unique est la partie la plus ancienne, sans doute du 11 ème siècle. A part quelques rangées de pierres en arête de poisson sur son mur nord, elle a cependant perdu tous les attributs de son architecture primitive. Une belle charpente du 16 ème siècle la recouvre. C'est vers le milieu du 12 ème siècle qu'est entreprise la reconstruction des parties orientales à l'instigation des chanoines de Saint-Mellon de Pontoise, bénéficiaires des revenus de la cure. Agrandies par la suite, ces parties se composaient d'un transept saillant et d'un chœur de deux travées à chevet plat. L'ensemble est couvert de cinq voûtes d'ogives bombées dont les retombées s'effectuent sur des colonnettes par l'intermédiaire de chapiteaux à la sculpture d'une très grande qualité, au répertoire décoratif varié. Si le thème de la feuille d'acanthe domine, plusieurs restent de tradition romane et comportent des représentations inspirées peut-être des péchés capitaux. Cette campagne de travaux s'achèvera à la fin du 12 ème siècle avec l'édification du clocher et d'un porche devant la nef . S'élevant au-dessus d'un important soubassement nu qui le dégage bien des toitures de l'édifice, le clocher est remarquable par son beffroi ajouré de hautes et étroites baies géminées, en arc brisé, encadrées de multiples colonnettes. Bien que récente, la bâtière qui le couvre reprend les dispositions d'origine. Aujourd'hui totalement intégré à la nef et méconnaissable, le porche sera surmonté d'un étage de tribune au 14 ème siècle, en même temps que seront construites deux chapelles de part et d'autre du chœur. Des reprises en sous-œuvre au 16 ème siècle, la suppression du porche au 17 ème ou 18 ème siècle et la construction d'une abside polygonale en 1791 donneront à Saint-Léger son visage définitif. Dominique Vermand
Eglise Saint Denis
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Eglise Saint Denis

Accrochée sur le flanc sud de la butte dite « molière » de Serans et dominant le village de son imposante silhouette, Saint-Denis vaut essentiellement pour sa haute nef, une des réalisations majeures du gothique flamboyant dans le Vexin français. Un beau bâtiment du 16 ème siècle accolé au croisillon sud rappelle que l'église avait autrefois le statut de prieuré-cure dépendant de l'abbaye de Saint-Denis, dont les possessions étaient nombreuses dans le Vexin. Si la nef est une construction parfaitement homogène, il n'en est pas de même des parties orientales, à l'histoire fort complexe. Comme souvent, une église existait à la fin du 11 ème siècle dont témoignent seuls aujourd'hui une partie du croisillon nord et le clocher. Masqué vers l'ouest par la nef, aussi haute que lui, il laisse voir sur chacun des autres côtés deux baies en plein cintre dont l'archivolte est soulignée de billettes et les piédroits de colonnettes. Une corniche à modillons et une bâtière plus tardive le couronne. Très remanié, le croisillon nord a gardé une porte romane ouverte en partie haute, qui devait assurer une communication entre l'église et un bâtiment, aujourd'hui disparu, du prieuré. Cette église romane sera doté d'un nouveau chœur dans les années 1140, comme l'atteste une voûte d'ogives très remaniée. Dans le premier quart du 13 ème siècle, le croisillon sud est prolongé vers l'est d'une travée pour le transformer en chapelle tandis que le chœur s'accroît également d'une travée supplémentaire. S'il n'y a guère à dire de cette dernière, trop restaurée, la chapelle sud est un exemple classique – chapiteaux à crochets, ogives profilées d'une arête entre deux tores, fenêtre à double lancette surmontée d'un oculus – de l'architecture de cette période. C'est, semble-t-il, peu avant la reconstruction de la nef que le croisillon sud est transformé, de la même manière, en chapelle tandis que la base du clocher roman est totalement reprise afin d'assurer une meilleure visibilité vers le chœur. Bâtie dans les années 1530 en style gothique flamboyant, la nef surprend par l'élévation de son vaisseau central, étonnamment haut et étroit. Les voûtes de ses quatre travées ne comportent que des liernes et des tiercerons, dessinant ainsi des étoiles. L'élévation est marquée par une importante zone murale entre les grandes arcades, qui ouvrent largement vers les bas-côtés, et le court étage des fenêtres hautes, bien individualisé par une moulure qui sert d'appui aux fenêtres, ici de simples lancettes contrairement à celles des bas-côté qui, plus grandes, ont un réseau flamboyant. Selon un parti très original, deux niches accolées garnissent la paroi au droit des piles. Au nombre de douze, elles abritaient certainement des statues des apôtres et les dais qui les couronnent, de style Renaissance, sont exceptionnels pour le raffinement de leur décor sculpté. La façade est un magnifique morceau de virtuosité où le foisonnement du décor ne masque pas, pour autant, une composition rigoureuse, bien articulée par les contreforts et les deux balustrades. Selon une formule alors classique, le portail aux voussures richement sculptées de feuillages et d'anges musiciens est couronné d'un gâble très pointu qui mord largement sur l'étage supérieur, dont il masque en partie une grande fenêtre au réseau flamboyant. L'équilibre des murs goutterôts de la nef est assuré par des petits arcs-boutants en quatre de cercle reçus sur de puissantes culées. Dominique Vermand
Eglise Saint Denis
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Eglise Saint Denis

Edifice accessible au public uniquement sur rendez-vous pour l'instant. Saint-Denis est un petit édifice modeste mais fort bien mis en valeur par un environnement et une restauration soignés. Quelques éléments de l'ancien cimetière ont été préservés. Tout en longueur, il comprend simplement une nef unique et un chœur à chevet plat – ce dernier à peine plus étroit - dominés par un haut et fin clocher en charpente et ardoises auquel on accède par une cage d'escalier extérieure à colombages qui ajoute au pittoresque de l'ensemble. Les murs sont en silex et moellons mélangés et les fenêtres en briques, matériaux qui n'étonneront pas dans ce secteur en limite du Pays de Thelle crayeux. Nef et chœur sont couverts d'une charpente uniforme et, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, il n'existe aucun élément architectural permettant de proposer une datation précise. Le plan pourrait être celui d'une petite église d'origine romane, ce que ne démentent pas les maçonneries, mais les ouvertures en plein cintre ou en cintre surbaissé ne sont pas antérieures au 17 ème siècle. Bien que simple, le mobilier constitue un ensemble assez complet – on remarquera surtout le tabernacle du 18 ème siècle – qui restitue bien l'atmosphère de ces petits sanctuaires de campagne qui paraissent comme figés dans un temps révolu.
Eglise Notre Dame de l'Assomption
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Eglise Notre Dame de l'Assomption

Dominée par un austère clocher du 16ème siècle, Notre-Dame-de-l'Assomption apparaît comme une église double : romane au nord, gothique flamboyant au sud. La partie romane comprend une nef unique suivie d'un chœur composé d'une travée droite et d'une abside en hémicycle. La nef résulte de deux campagnes de construction. Une petite nef unique existait déjà au 11ème siècle comme l'attestent les contreforts plats et deux minuscules fenêtres à linteau échancré. Cette nef sera surélevée au 12ème siècle, lors de la construction du chœur, et deux fenêtres de cette époque sont visibles au mur nord. L'examen du chœur doit être abordé avec beaucoup de prudence car il a fait l'objet , de 1876 à 1878, d'une restauration excessive qui lui a fait perdre beaucoup de son authenticité. L'abside a été presque totalement refaite (voûtes, chapiteaux, fenêtres…) mais la travée droite a gardé une intéressante voûte d'ogives dont les branches comportent deux rangs de bâtons brisés encadrant un tore. Quelques chapiteaux sont bons et leur décor (masque, feuilles plates se retournant en volutes aux angles) permet de dater cette partie de l'église du milieu du 12ème siècle. On notera enfin les importantes déformations affectant les voûtes, notamment à la jonction de l'abside et de la travée droite. L'église sera partiellement doublée au 16ème siècle par l'édification, au sud, d'une importante chapelle de deux travées, la première servant d'assise au clocher. Datée de 1538 sur un cul-de-lampe, c'est une construction bien représentative du style gothique tardif, notamment par ses fenêtres au réseau flamboyant et le décor de ses culs-de-lampe, dont un associe un cep de vigne, un oiseau et un escargot sculptés avec virtuosité. Achevé en 1553, le clocher, de plan rectangulaire, n'a pour seule fantaisie que les pinacles à crochets qui couronnent ses contreforts d'angle. Dominique Vermand
Eglise Saint Aubin &  Abbaye de Saint Germer
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Eglise Saint Aubin & Abbaye de Saint Germer

Eglise Saint Aubin Niché au fond du charmant vallon du Réveillon, Reilly est l'un des villages les plus attachants de l'Oise. Son patrimoine monumental médiéval - église romane Saint-Aubin, fermes-manoirs de Saint-Germer, avec sa chapelle, et de Saint-Aubin, moulin – est en effet exceptionnel et bénéficie d'un cadre qui le met particulièrement en valeur. Dominant le village de la haute flèche en pierre de son clocher, Saint-Aubin est un bon exemple d'architecture romane rurale de la fin du 11 ème siècle. Le plan, comme toujours très simple, est composé d'une nef unique suivie d'une travée plus étroite portant le clocher et d'un chœur, ici reconstruit au 13 ème siècle et à chevet plat. Une petite abside en hémicycle devait terminer l'édifice à l'origine. Au sud, la nef a gardé, bien visibles, son appareil en arêtes de poisson et une porte (bouchée) avec arc de décharge en plein cintre. En façade, un petit porche à charpente en carène, du 16 ème siècle, masque malheureusement le portail, dont le linteau est décoré d'étoiles gravées et de roues à rayons, le centre étant occupé par la représentation d'un petit ange aux ailes éployées. La partie la plus remarquable de l'église est le clocher, dont la base a conservé sa disposition d'origine constituée de quatre arcs en plein cintre surmontés par une voûte d'arêtes. L'étage du beffroi est ajouré par deux baies géminées en plein cintre sur chaque face. Des colonnettes habillent les piédroits et des billettes soulignent les archivoltes. La corniche aux modillons décorés de moulures, de têtes d'animaux et de masques sert d'assise à la haute flèche octogonale en pierre. Aux angles, quatre petites pyramides facilitent visuellement la transition entre le plan carré de la tour et celui, octogonal, de la flèche. Edifiée au début du 12 ème siècle, la flèche de Reilly doit être considérée, avec celle de Saint-Vaast-de-Longmont, comme le plus ancien exemple conservé dans la région d'un type de couronnement qui connaîtra un vif succès durant tout le Moyen Age. Abbaye de Saint Germer (privée) C'est en 1299 ou 1300 que la puissante abbaye de Saint-Germer-de-Fly acquiert de Gui de Beaumont les biens que celui-ci possédait à Reilly. L'abbé Foulques entreprend aussitôt la construction d'une ferme-manoir dont témoignent encore aujourd'hui le moulin et la chapelle. L'ensemble - magnifiquement restauré - formé par la double porte d'entrée de la ferme et la chapelle proprement dite, qui occupe le premier étage, doit être regardé comme une véritable rareté. Le rez-de-chaussée est divisé en deux parties. La première correspond aux deux portes d'entrée - charretière et piétonnière - du manoir. Ses deux corridors de largeur inégale sont couverts chacun de trois voûtes d'ogives retombant vers le centre sur deux piles carrées. La seconde partie est constituée par une salle à l'usage indéfini, couvertes de trois voûtes d'ogives. Dans l'angle nord-est, une tourelle d'escalier permet d'accéder à la chapelle proprement dite, qui reprend le même plan rectangulaire que le rez-de-chaussée qui lui sert de base. Chapelle à usage privé par excellence comme le prouve son emplacement à l'étage, elle est couverte d'une très belle charpente en carène contemporaine de la construction. Au chevet s'ouvrait une immense fenêtre, aujourd'hui bouchée mais dont le réseau devait être constitué de quatre lancettes surmontées de trois roses polylobées. Une petite niche aménagée en hors oeuvre et couverte d'un berceau brisé lui est contiguë au sud. Son usage est difficile à déterminer avec certitude. Le mur sud, où se voit une très belle piscine, n'est éclairé – sans doute pour des raisons de sécurité – que par deux petits oculi quadrilobés. Le côté nord, en revanche, prend le jour par deux fenêtres au beau réseau rayonnant, caractéristique de l'époque. Une porte, à l'ouest, montre que le logis était situé de ce côté. Dominique Vermand
Eglise Saint Martin
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Eglise Saint Martin

Saint-Martin attire l'attention par la curieuse disposition de son chœur, bâti sur un passage voûté emprunté par une rue du village. L'église de Triel, dans le Val d'Oise, offre un exemple analogue que l'on retrouve à Senots, au-dessus d'une rivière cette fois-ci. Comme partout, une église existait au 11 ème siècle, dont il reste la nef et la base du clocher. Une abside en hémicycle, aujourd'hui disparue, devait compléter ce plan très simple, caractéristique de nombre d'églises rurales. La nef est encore reconnaissable à ses contreforts plats, sans larmiers intermédiaires, et à deux petites fenêtres très étroites en plein cintre, à claveaux simulés. L'une se voit au mur sud de la nef et l'autre s'ouvre dans le mur oriental de celle-ci, à droite de la base du clocher. Elle est visible depuis l'escalier qui conduit à ce dernier. C'est une disposition assez rare, qui devait exister également au nord et permet de penser que deux petits autels secondaires étaient disposés de part et d'autre de l'arcade d'accès à la travée du clocher. Cette dernière n'a conservé que ses deux arcades en plein cintre et la voûte d'origine – sans doute en berceau – a été remplacée par une voûte d'ogives, avec ouverture pour le passage des cloches, au 16 ème siècle. C'est de cette époque que datent la tourelle d'accès au clocher, la charpente de celui-ci (en remplacement de l'étage du beffroi roman), la charpente en carène de la nef et le porche qui la précède à l'ouest. Pour le reste, l'édifice s'est trouvé successivement agrandi d'une chapelle au sud (fin 16ème/début 17 ème siècle), d'une autre chapelle au nord (1636-1638) et d'un nouveau chœur (1639). Ces parties de l'église, pourvues de fenêtres refaites ultérieurement, ne présentent aucun caractère architectural particulier. L'église est en revanche riche d'un ensemble mobilier tout à fait exceptionnel : nombreuses statues des 16 ème au 18 ème siècles ; fonts baptismaux du 17 ème siècle ; lutrin, bancs, confessionnal, chaire et lambris du 18 ème siècle. On accordera tout particulièrement son attention au spectaculaire maître-autel – très surélevé en raison du passage voûté situé en dessous – dont le retable (vers 1770), couronné de palmes, comporte une représentation en bas-relief des Saintes Femmes arrivant au tombeau. Dans la chapelle nord est conservé un retable peint (1664) dont le triptyque s'organise autour d'une représentation de la Vierge à l'Enfant donnant le Rosaire à sainte Catherine de Sienne et saint Dominique. Dominique Vermand
Eglise Saint Martin
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Eglise Saint Martin

Saint-Martin se signale de loin par la puissante silhouette de son clocher, véritable môle à partir duquel se distribuent les différentes parties de l'église. Jusqu'au 16 ème siècle, celle-ci associait une nef unique charpentée à un chœur de deux travées à chevet plat. Réduite aujourd'hui aux deux tiers de sa longueur, la nef est d'origine romane. Quand à l'unique travée restante du chœur, c'est une construction très simple de la fin du 12 ème siècle, voûtée d'ogives et éclairée par d'étroites lancettes. La disposition des chapiteaux à la retombée nord de l'arc doubleau qui introduit à cette travée de chœur prouve qu'une autre travée la précédait à l'origine. De très importants travaux vont en effet venir bouleverser, au 16 ème siècle, l'église médiévale. Se substituant au dernier tiers de la nef romane, quatre fortes piles sont alors construites pour servir d'assise au clocher, la première travée du chœur étant également reconstruite pour la circonstance. Ces deux travées introduisent, au nord et au sud, à deux chapelles de même longueur, l'ensemble formant en plan une sorte de double transept où toutes les voûtes sont portées à la même hauteur, disposition assez fréquente à une époque où l'on a le souci d'unifier les volumes. Bâtie la première, en même temps que les deux travées centrales, la chapelle nord est de style gothique flamboyant comme le montrent le réseau des fenêtres et la retombée des voûtes par pénétration dans les supports. De peu postérieure, la chapelle nord se réclame en revanche du style de la Renaissance (fenêtres en plein cintre, amortissement en volutes des contreforts). Avec ses contreforts traités en pinacles richement décorés, ses gargouilles aux angles et les oculi ouvragés qui ajourent deux des faces de sa double bâtière, le clocher est, comme la chapelle nord, une œuvre flamboyante. Incrustés dans les murs de la nef, huit bas-reliefs de la Renaissance complètent un intéressant ensemble de statues d'art populaire. Dominique Vermand
Église Saint-Pierre de Bébec
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Église Saint-Pierre de Bébec

En vallée de Seine, sur les hauteurs de Villequier, l’église Saint-Pierre de Bébec, est l’exemple même de l’église de campagne que l’on découvre au détour d’une promenade dominicale. Ce patrimoine local faisant le charme de nos villages et recélant de nombreux trésors a été labellisé « Patrimoine Rural » par le Département de la Seine-Maritime en 2021. C’est au hasard d’une randonnée en compagnie de mon amie Rachel, que nous avons découvert l’église Saint-Pierre de Bébec, indiquée par des panneaux directionnels depuis Villequier. Le charme de l’endroit nous a conquis immédiatement. Seul le chant des oiseaux nous tenait compagnie au milieu de toute cette verdure, c’était magique. Nous apprenons sur un panneau informatif que l’église Saint-Pierre de Bébec est une ancienne paroisse du doyenné de Saint-Georges, rattachée à Villequier depuis le 3 septembre 1823. Nous commençons tranquillement notre visite par les extérieurs afin d’apprécier le cadre bucolique de ce lieu hors du temps. Un tout petit cimetière jouxte le corps de l’église, nous sommes séduites par les grandes pelouses sur lesquelles semble posé l’édifice de pierres. Les arbustes environnants sont taillés en topiaire et l’odeur de l’herbe fraîchement tondue réveille les souvenirs. Rachel m’invite à venir voir les tombes des confessions protestantes orientées à l’inverse des tombes catholiques. J’aperçois sur les parements extérieurs de l’église de curieux graffiti : une potence, une échelle, des navires… Sans doute pour des remerciements à Saint-Pierre le patron des marins ? En effet, la Seine est toute proche. Nous contournons le chevet et ressortons du cimetière pour rentrer dans l’église. La tranquillité et la spiritualité du lieu nous procurent instantanément un bien être insoupçonnable. Une belle lumière met en valeur le chœur en arc brisé puis descend sur l’autel en bois peint. Nous levons les yeux vers la voute de la nef en plein cintre. Les statues en bois polychrome du XVIIe siècle qui habitent les lieux sont remarquables. Nous découvrons également des croix grecques peintes sur les murs, une crèche grandeur nature dans l’unique chapelle. Autant de détails qui nous interpellent, nous questionnent et nous réjouissent dans leurs découvertes progressives. Nous n’avons pas vu le temps passer et il nous faut repartir. Rachel me dit que ce serait trop bête de rentrer comme ça. « Et pourquoi pas aller visiter le Musée Victor Hugo sur les bords de Seine à Villequier ? ». « Excellente idée, cela fait des années que je n’y pas suis allée et on m’a parlé d’un tapis de fleur aménagé dans le jardin. Spectaculaire parait-il ! » lance Rachel.
Château de Guiry-en-Vexin
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Château de Guiry-en-Vexin

Construit dans la seconde moitié du XVIIème siècle, l'actuel château de Guiry-en-Vexin est un édifice classique, élégant et symétrique, situé au cœur du village. Le domaine est dans la même famille depuis plus de dix siècles.
Abbatiale de Saint-Germer-de-Fly
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Abbatiale de Saint-Germer-de-Fly

Saint Germer était un noble franc à la cour du Roi Dagobert Ier qui entrera en religion. C’est en 655, après la mort de son fils Amalbert, accompagné par Saint Ouen, évêque de Rouen, qu’il fonde une abbaye dans un lieu marécageux que l’on appelle Flay. Dans les siècles qui suivirent, l’abbaye connaîtra destruction et reconstruction successives. Ravagés par deux fois par les vikings, elle sera sous la protection de l’évêque de Beauvais jusqu’à sa restitution à des moines en 1036, c’est à ce moment que l’abbaye bénédictine prendre le nom de son fondateur : Saint Germer. L’abbatiale est édifié entre 1135 et 1206 dans un style de transition entre le Roman et le Gothique alors que la chapelle à la Sainte Vierge est réalisée à partir de 1259, copiant la Sainte Chapelle de Paris de 11 ans son ainée, dans un style Gothique Rayonnant. L’abbaye connaîtra de nouvelles destructions, notamment pendant la Guerre de Cent ans : en 1390, les tours de façades de l’abbatiale disparaissent. Des restaurations et constructions sont réalisés plusieurs fois, notamment au début du XVIe. Avec la révolution arriveront des investisseurs qui rachèteront une partie de l’abbaye afin d’en récupérer les matériaux. L’abbatiale et la chapelle deviendront église paroissiale, elles ont encore aujourd’hui cette fonction. Si vous souhaitez en apprendre davantage sur ces bâtiments unique, l’office de tourisme du Pays de Bray propose la location de tablette tactile, des visites guidées et des livrets de visite. Le personnel de l’Office de tourisme reste à votre disposition pour plus de renseignements.
Eglise Saint Loup
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Eglise Saint Loup

Bâtie à l'écart du village, au milieu du cimetière, l'église Saint-Loup découpe sa silhouette au-dessus du riche plateau calcaire du Vexin français. C'est un édifice très composite, qui ne comporte pas moins de sept campagnes de travaux. La partie la plus ancienne est la vaste nef unique, bâtie au 11 ème siècle ainsi qu'en témoignent l'appareillage des murs en arêtes de poisson (dont il constitue un remarquable exemple de cette technique), les contreforts plats et une petite fenêtre à claveaux simulés, au nord. Cette nef sera fortement remaniée aux 16 ème et 18 ème siècles. La chronologie appelle ensuite le clocher roman, à peine plus tardif. S'il ne reste rien de sa base, totalement reprise au 18 ème siècle lors de la création de deux passages assurant une communication directe entre la nef et les chapelles formant transept, ses parties hautes méritent d'être signalées pour leur originalité. Chaque côté de l'étage du beffroi (totalement masqué à l'est par la toiture du chœur) n'est en effet ajouré que par une unique et large baie en plein cintre, au lieu des traditionnelles baies géminées partout présentes à l'époque (Fleury, Reilly, Serans…). Autre particularité, la flèche octogonale en pierre est flanquée de petits pans coupés aux angles au lieu de pyramidions comme il s'en voit à Reilly et dans de nombreuses autres tours. Cette église romane sera fortement remaniée durant toute l'époque gothique. Vient d'abord la reconstruction du chœur, vers 1200. Long de deux travées et terminé par un chevet plat, il a malheureusement perdu ses voûtes en pierre. Vers 1230, une chapelle est bâtie au sud de la base du clocher. Elle est remarquable par son enduit à faux joints ocre, qui est d'origine. Une autre chapelle est construite symétriquement au nord vers la fin du 13 ème siècle. Au 16 ème siècle, c'est au tour de la nef de faire l'objet d'importants travaux : voûtement de la partie orientale, ajout de contreforts, percement de nouvelles fenêtres et, surtout, réalisation d'une belle façade de style flamboyant où, selon la tendance de l'époque, le portail et la fenêtre qui le surmonte sont étroitement associés. Parmi le mobilier, on notera une cuve baptismale du 16 ème siècle et un très beau maître-autel du siècle suivant. Dominique Vermand
Eglise Saint Quentin
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Eglise Saint Quentin

Bâtie tout près de la petite rivière d'Aunette, l'église Saint-Quentin compose avec l'ancienne croix du cimetière et le petit porche en bois qui la précède (tous deux du 16 ème siècle) un ensemble fort attachant. Très remaniée, la nef remonte au 11 ème siècle comme le montre son mur sud où se voient encore une porte en plein cintre et une petite fenêtre à linteau échancré. L'étroite arcade en plein cintre qui assure la communication avec le chœur est également romane. De même largeur que la nef, le chœur a été reconstruit au 17 ème siècle. Ses murs en silex sont raidis par des chaînages de briques, matériau utilisé également pour les fenêtres. La nef est couverte d'une belle charpente où se voient des sablières torsadées (celle du sud porte l'inscription 1506 Lamouret) et des blochets sculptés. Installé en 1701, l'impressionnant maître-autel comporte une copie du Calvaire, de Van Dyck, qu'encadrent des doubles colonnes cannelées et des statues de saint Quentin et saint Jean-Baptiste. Le hameau de Pommereux possédait un prieuré dont la chapelle, reconstruite à la fin du 15 ème siècle, a totalement disparu à la Révolution. Dominique Vermand
Broglie
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Broglie

Dans la verdoyante vallée normande de la Charentonne, flânez à Broglie, charmante petite cité typiquement normande. L'église St-Martin, harmonieux mélange de roman et de gothique et à l'étonnante façade en grison, le jardin aquatique du moulin de Fresnay, le charme pittoresque des maisons anciennes que l'on découvre au fil des rues de la cité, la Voie Verte de la Charentonne pour les amateurs de balades... : Broglie se révèle un joli petit brin de ville. Elle est aussi la ville natale du scientifique Augustin Fresnel et de François-Léonor Mérimée, père de Prosper Mérimée. Le nom "Broglie" possède deux prononciations différentes, selon qu’il s’agisse de la famille ducale, ou bien de l’actuelle commune qui fut autrefois le duché de cette famille.
Château Saint-Victor
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Château Saint-Victor

Edifié au début du XVIIIe siècle, le château Saint Victor est classé monument historique. Les pièces intérieures sont décorées de magnifiques boiseries sculptées en chêne. La visite des caves permet de découvrir la vie domestique au XVIIIe siècle : fours à pain et à pâtisserie, buanderie, système de chauffage... Le colombier, aménagé en musée (anciens outils agricoles et horticoles) a été restauré et laisse entrevoir une charpente à double enrayure. Laissez vous charmer par le parc et ses écuries. Visites guidées du château 2025 : Souvenirs de Guerre au Château Saint-Victor De 1940 à 1944, l'armée allemande puis l'organisation TODT occupent le domaine. Venez revivre un moment de la Seconde Guerre Mondiale … Groupe de 8 personnes 15€ / par personne Et pour les groupes, du 1er mai au 31 août, sur réservation par mail ou par téléphone.
Eglise Saint Martin
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Eglise Saint Martin

Bâtie au cœur du village, au milieu de l'ancien cimetière dont ne témoigne plus aujourd'hui que le calvaire, Saint-Martin offre une véritable synthèse des modes de bâtir entre le 11 ème et le 16 ème siècles. Comme souvent, c'est la nef qui est la partie la plus ancienne. Son mur sud, seul conservé, montre un appareil en arêtes de poisson et des petites fenêtres (aujourd'hui bouchées) à claveaux simulés qui sont bien la marque du 11 ème siècle. Cette première église - nous ne savons rien de ses parties orientales - sera complétée peu avant le milieu du 12 ème siècle par un portail en façade et par un clocher sur son flanc sud. Le profond portail, entièrement en saillie sur le mur de façade, comporte trois archivoltes, la seconde étant décorée d'une double rangée de bâtons brisés. Un gâble le coiffe. Bâti complètement en hors œuvre, le clocher comporte un très haut soubassement carré, presque nu, qui projette au-dessus des toitures de l'église un beffroi octogonal. Des pans coupés aux angles du soubassement assurent la transition avec le plan octogonal. Les huit baies en plein cintre sont encadrées par de fines colonnettes et une pyramide en pierre, semblable à celle de Bouconvillers, le coiffe. Etage du beffroi et flèche ont été reconstruits à l'identique après leur écroulement presque total en 1968. A l'intérieur, la base se couvre d'une voûte d'ogives archaïque, reçue sur des consoles sculptées de visages ou de masques. Le chœur primitif sera remplacé vers 1170 par un nouveau chœur de deux travées à chevet plat. Doubleaux, ogives et formerets retombent sur des faisceaux de colonnettes par l'intermédiaire de chapiteaux décorés principalement de feuilles d'acanthe, comme il se doit à l'époque. Vers la fin du 14 ème siècle, une chapelle seigneuriale de deux travées vient compléter le chœur sur son flanc nord tandis que, peu après, une autre chapelle est bâtie dans l'angle sud-est. Les ogives de la voûte, à profil déjà prismatique, retombent sur des consoles sculptées, au nord, et des colonnettes, au sud. La voûte de la seconde travée du chœur est refaite à cette occasion. Avec ses trois pignons indépendants et ses fenêtres à double lancette surmontée d'une rose, le large chevet plat a belle allure. Le 16 ème siècle, enfin, agrandira la nef vers le nord d'un bas-côté à cinq travées voûtées d'ogives. Amorcé, le voûtement de la nef proprement dite ne sera jamais réalisé. Une poutre de gloire du 16 ème siècle, encore en place à l'entrée du chœur, diverses statues en pierre, également du 16 ème siècle, et une cuve baptismale de 1544 renforcent l'intérêt de l'édifice. Dominique Vermand
Château de Gadancourt
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Château de Gadancourt

Située à seulement 40 minutes de Paris, cette demeure de prestige, protégée au titre des Monuments Historiques, est harmonieusement composée de deux pavillons XIIe et d'un corps de logis XVIIIe.
Eglise Saint Jean-Baptiste
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Eglise Saint Jean-Baptiste

Consacrée en 1554, l'église Saint Jean-Baptiste, cette petite cathédrale selon les écrits de Cambry, est placée à mi-côte, dans une position pittoresque où elle domine toute la ville. L'église se dévoile à vous le 3e dimanche du mois, de mars à octobre. Construite en pierre calcaire d'un grain fin provenant de carrières peu éloignées, elle est de style ogival flamboyant sauf la tour et le tympan qui relèvent de la Renaissance. Elle présente un plan cruciforme avec un axe penché vers la droite, à l'entrée du choeur et se développe sur une longueur de 37 m. pour 16 m. de large. Elle culmine à 15 m. de hauteur à l'aplomb du choeur tandis que les bas-côtés s'élèvent à 9 m. Entièrement construite au XVIème siècle, la tour Nord-Ouest n'a été qu'ébauchée et bien que figurée sur le cadastre napoléonien, elle n'est pas achevée et est détruite en 1983. Le portail de Robert GRAPPIN présente des similitudes avec ceux de Gisors et de Parnes. En saillie sur le transept Nord, il arbore des arcades à rentrants, surmontées d'un fronton aigu, orné de crochets supportant une statue mutilée. Deux portes, cernées par une moulure creuse remplie de pampres et de raisins sont séparées par un trumeau avec socle et dais sans statue tandis que dans les voussures gothiques s'organisent les petites statues des saints apôtres entre socles et dais ciselés. Le tympan quant à lui se pare de décorations renaissance. Un grand carré encadré de pilastres corinthiens est surmonté d'un petit tableau représentant la décollation de Saint Jean-Baptiste accompagné de têtes d'angelots. A la révolution y était inscrit Le peuple Français reconnaît l'Etre Suprême et l'immortalité de l'âme effacé depuis. L'arcade extérieure est ornée de rinceaux et pampres pendants. Le fronton est traversé par une galerie simulée d'arcades trilobées et une balustrade à jours barre une rose divisée par meneaux concaves et convexes formant de nombreux compartiments. A gauche une tourelle octogonale avec pilastre angulaire abrite des niches avec socles et dais. A l'étage supérieur une balustrade à jours est terminée par une pyramide à crochets, une statue mutilée étant placée sur l'un des socles. La tour renaissance de forme carrée est flanquée au Nord-Ouest d'une tourelle coiffée d'un petit dôme, le sommet est garni d'une balustrade. Le chœur et la nef sont éclairés par vingt huit fenêtres à deux ou trois divisions trilobées ou en plein cintre. Celles de l'étage supérieur à deux divisions semi-circulaires sont à moitié bouchées par le toit des bas-côtés. Quatorze colonnes, sveltes et à surface ondulée avec arêtes, reçoivent sur leurs chapiteaux la retombée de nervures : celles des bas-côtés et celle des arcades des entrecolonnements s'élèvent dans le plein de la muraille puis s'épanouissent en nervures sous les voûtes du chœur et de la nef. Les voûtes typiquement de style flamboyant sont composées de nervures prismatiques de liernes diagonaux et tiercerons. Dans le choeur et dans les bas-côtés il manque les diagonaux ce qui donne à l'ensemble une forme étoilée. Dominique Vermand
Eglise Saint Martin
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Eglise Saint Martin

Précédée d'un petit porche en partie refait mais qui a conservé sa charpente en carène du 16 ème siècle, Saint-Martin associe une nef unique de la fin du 11 ème siècle ou du début du siècle suivant à un chœur de deux travées du début du 13 ème siècle. La première travée de celui-ci est flanquée au sud d'une ancienne chapelle seigneuriale du 14 ème siècle, souvent remaniée et depuis longtemps transformée en sacristie. Construite en silex, la nef a gardé la partie supérieure de son portail d'origine, dont l'archivolte est soulignée d'un cordon de billettes. Le reste a été refait en briques. Le chœur est une construction très simple, voire assez fruste. Ogives et doubleaux ont simplement leurs arêtes abattues et la sculpture des chapiteaux à crochets est assez sommaire. Les fenêtres sont de simples lancettes, regroupées en paire au chevet, ce qui n'est pas fréquent, l'usage étant plutôt d'ouvrir un triplet ou une seule grande fenêtre. Le mobilier vaut principalement pour la très belle contretable du maître autel (début du 18 ème siècle) et un exceptionnel saint Martin (16 ème siècle). Dominique Vermand
Site archéologique de la Fontaine Saint-Denis
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Site archéologique de la Fontaine Saint-Denis

Ancien château des Comtes d'Évreux avec muraille restaurée, tour médiévale et son belvédère dominant la vallée du Telhuet, chemin de ronde avec passerelle. A l'intérieur de l'enceinte, vestiges des granges de bois et de la chapelle en pierre calcaire du XIIe siècle et au pied du site, lavoir d'autrefois.
Eglise Saint Leu
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Eglise Saint Leu

En bordure du parc du château du Boulleaume, construit au 17 ème siècle par Antoine de Joigny et largement remanié au 19 ème , la chapelle Saint-Leu est une très intéressante petite construction homogène du 14 ème siècle, sans doute contemporaine des travaux effectués au chœur de Lierville. Son plan s'inscrit dans un rectangle et la façade superpose un petit portail à colonnettes, une rose à cinq lobes (tous deux très restaurés) et un petit clocher à double arcade. Au chevet s'ouvre une grande fenêtre (restaurée également) à deux lancettes tréflées surmontées d'une rose à cinq lobes. L'intérieur, où se voit encore la petite piscine gothique, est surtout remarquable pour sa charpente, qui est d'origine. Des petits motifs répétés en alternance – poisson, visage, feuille – ornent les sablières. Dominique Vermand
Église Saint-Pierre
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Église Saint-Pierre

L'Église Saint-Pierre d'Yvetot, édifiée entre 1951 et1956, possède la plus grande verrière d'Europe, 1026 m², réalisée par Max Ingrand. La vie des saints normands y est détaillée. Elle se caractérise aussi par sa forme ronde (40 mètres de diamètre) et par son beffroi, haut de 45 mètres, visible à des kilomètres à la ronde. Des audioguides français, anglais, allemand sont disponibles auprès de l'Office de Tourisme pour une visite détaillée.
Château du Blanc Buisson
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Château du Blanc Buisson

« Le Château du Blanc Buisson : un secret bien gardé » Château médiéval de plus de 700 ans, c'est une pépite qu'il n'est pas facile de découvrir, car son secret est bien gardé entre ses douves et ses ponts levis. Longtemps méconnue, ancienne maison forte cachée au milieu de la nature, le Blanc Buisson est un lieu insolite et authentique. Ce château familial est une demeure féodale dont les origines remontent à la fin du XIIIe siècle. Construit en 1290, sous le règne de Philippe le Bel, il a pour vocation d’assurer la protection des habitants et voisins contre les brigands et écorcheurs qui rodent dans les environs. Au cours des sept siècles suivants, il n’a appartenu qu’à cinq familles et ne fut vendu qu’une seule fois. Cette maison a conservé l’essentiel de ses constructions d’origine, restant à la fois un remarquable témoignage d’une architecture de défense et résidence et l’un des plus anciens monuments du Pays d’Ouche. En 1856, le Blanc-Buisson s’entoure d’un parc paysagé « à l’anglaise » pour son dessin et ses essences rares, devenu en 2021 un espace protégé de biodiversité. Visite guidée pour les groupes toute l'année. Visite individuelle guidée du 15 juin au 30 aout, samedi, dimanche et jours fériés (sous réserve d'évènements privatisés confirmer la visite au 06 86 48 47 53) Cour intérieure, donjon, salle d'armes, cuisine, cachot, parc classé de 12 hectares
Parc et Jardin du Château de Bosmelet
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Parc et Jardin du Château de Bosmelet

Édifié sur les fondations d'une forteresse donnée par Henri VI d'Angleterre à Sir John Fastoff passé à la postérité sous les traits de Falstaff grâce à Skakespeare, Verdi et Orson Welles, Bosmelet a été la demeure du duc de la force. Son parc, ouvert sur une campagne qui se souvient de Gustave Flaubert et de Madame Bovary, permet de découvrir une chapelle (XVIIIe), une orangerie ( XVIe), un jardin clos fleuri, des arbres remarquables(dont plusieurs châtaigniers de plus de 500 ans) et des vestiges de la Seconde Guerre Mondiale (blockhaus et piste de V1).
Eglise Saint Etienne
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Eglise Saint Etienne

Pénalisée, à l'intérieur, par une restauration outrancière effectuée en 1877-78, Saint-Etienne n'en reste pas moins un intéressant exemple d'architecture romane en Ile-de-France à la charnière des 11 ème et 12 ème siècles. Malgré ces travaux et l'adjonction de chapelles de part et d'autres du chœur à la fin du 13 ème siècle, le plan et la structure de l'édifice primitif restent, en effet, parfaitement lisibles. Son plan comportait une nef unique, un transept saillant avec clocher sur la croisée et un chœur à chevet plat. Voûtée d'ogives au 19 ème siècle, la nef est aujourd'hui méconnaissable. Une petite fenêtre avec linteau échancré pour simuler une archivolte, au nord, et un portail décoré de bâtons brisés, au sud, attestent cependant son ancienneté. Relativement bien conservé (seul, le croisillon sud a été repris à la fin du 13 ème et au 16 ème siècles), le transept montre une structure très intéressante, conditionnée par la présence du haut clocher assis sur la croisée. Celle-ci est couverte d'une voûte en berceau plein cintre disposée selon l'axe longitudinal. Elle était contrebutée par la voûte en berceau, disposée cette fois-ci selon un axe transversal, de chacun des croisillons. Cette disposition ne s'est conservée qu'au croisillon nord qui, à l'extérieur, montre un décor de billettes. La nef étant plus large que la base du clocher, deux petits passages ont été ménagés dans le mur oriental de la nef afin de permettre une communication directe entre celle-ci et les croisillons. C'est une disposition qui se retrouve à la même époque – y compris l'agencement des voûtes – à Nogent-sur-Oise. Totalement transformé par la suite, le chœur à chevet plat n'est plus reconnaissable que par les deux contreforts plats qui l'épaulent vers l'est. Ainsi bien assuré sur sa base, le clocher est une haute tour qui a pour originalité d'associer un premier étage de plan carré à un second de plan octogonal. Chacun est ajouré de huit baies en plein cintre. Le passage d'un plan à l'autre s'effectue par de simples pans coupés qui, conjugués à l'importance trop grande donnée aux maçonneries séparant les deux étages, confèrent à l'ensemble une certaine lourdeur que rachète en partie la flèche octogonale en pierre. Le chœur et ses chapelles ne doivent être évoqués – du moins à l'intérieur – que pour mémoire car tout a été refait, y compris les chapiteaux, au 19 ème siècle. A l'extérieur, on pourra détailler trois types de fenêtres : simple (au nord) ou double lancettes surmontées d'une rose pour la fin du 13 ème siècle, triple lancettes pour le 16 ème siècle (chœur proprement dit et croisillon sud). Le petit maître-autel baroque à colonnes torsadées mérite d'être mentionné. Dominique Vermand
Sites Michel Hollard - Château de Bosmelet
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Sites Michel Hollard - Château de Bosmelet

Au château de Bosmelet, des espaces sont consacrés à la mémoire de Michel Hollard, héros de la Résistance. Le promeneur peut se promener dans le parc et découvrir les vestiges de La Seconde Guerre Mondiale (bunker, blockhaus, piste de missiles V1).
Eglise Saint-Nicolas
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Eglise Saint-Nicolas

St-Nicolas est une église catholique qui fut construite au XIIe siècle mais qui a subi plusieurs modifications aux XIIIe et XVIe siècles. Elle est classée Monuments Historiques depuis 1931, elle possède une statue de la Vierge en polychrome du XVe siècle.